L’utilisation de la bande d’arrêt d’urgence pour faciliter la circulation proposée mercredi par le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier ne suscite pas l’enthousiasme des associations. Dans un communiqué transmis aujourd’hui « 40 millions d’automobilistes » réagit à cette idée « anti-bouchon ».
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photo d'archives ici c nancy fr

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, évoquait mercredi 04 juin 2014, sur les ondes de RTL l’idée d’autoriser certains véhicules (bus, taxis et véhicules de covoiturage) à emprunter la voie d’arrêt d’urgence sur les rocades et les périphériques des grandes agglomérations, afin de réduire les embouteillages. « Je lance le débat (...) Elles sont mal utilisées (...) et pourraient, dans un certain nombre de lieux, décongestionner la circulation », a déclaré Frédéric Cuvillier au micro de RTL. « Je demande de recenser les lieux où l’on pourrait améliorer l’utilisation des bandes d’arrêt d’urgence (...) avec une signalisation adaptée pour les bus, le covoiturage ou les taxis et les ouvrir sur des créneaux horaires, notamment pendant les bouchons » a proposé le ministre. 

Une idée loin d'être partagée par  « 40 millions d’automobilistes » qui réagit aujourd’hui dans un communiqué en rappelant que « la bande d’arrêt d’urgences doit garder sa fonction première, c’est-à-dire être réservée aux “urgences”, par exemple lorsque les automobilistes rencontrent des problèmes sur la route (panne de voiture, malaise...), mais également pour les pompiers et les forces de l’ordre en cas d’accidents sur les réseaux ».

L’association évoque d’autres solutions pour désengorger les axes routiers en périphérie des grandes villes notamment par « d’autres aménagements, qui seraient tout aussi efficaces que supprimer la bande d’arrêt d’urgence ». Pour Pierre Chasseray, délégué général de « 40 millions d’automobilistes », « l’une des pistes serait de créer en périphérie des villes des parkings relais gratuits pour les automobilistes qui souhaitent prendre les transports en commun. »

« Il est indispensable d’investir dans de nouvelles infrastructures en créant des voies de circulation supplémentaires. Il est aussi nécessaire que la bande d’arrêt d’urgence reste réservée aux seules situations d’urgences. De plus, l’aménagement de cette voie aurait un coût financier très important au regard du peu de bénéfice que la mesure apporterait en termes de décongestion des routes et du nouveau risque créé » conclut Daniel Quéro, président de l’association.

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