Afin de « casser l’image et les préjugés dont sont victimes les épileptiques », l’association Accueil Épilepsies Grand Est fera une intervention ce lundi 10 novembre dans les salons VIP du stade Marcel Picot avant la rencontre de l'ASNL face à l’US Créteil-Lusitanos.

Quelques jours avant le lancement des 17es Journées Françaises de l’Épilepsie qui se dérouleront au Centre des Congrès Prouvé de Nancy du 13 au 15 novembre prochain et rassemblera près de 600 professionnels de santé sur le thème de « Entre les crises... », les organisateurs proposeront à Nancy différentes actions de sensibilisation. L’objectif affiché est de sensibiliser la population sur le handicap et les préjugés que subissent les patients épileptiques enfants ou adultes.
Ce soir lors de la rencontre ASNL - US Créteil-Lusitanos, des stylos électriques avec inscription « 750 000 épileptiques en France » seront ainsi distribués afin de surprendre et d’engager le dialogue sur cette maladie. La personne sera filmée en prenant le stylo et en recevant une décharge électrique ; la vidéo sera envoyée sur internet par l’intermédiaire des réseaux sociaux. « Le but est de “surprendre par la petite décharge électrique” (Épilepsie vient du grec Épilepsia qui veut dire “surprendre) et d’engager une information sur : le nombre des épileptiques... Qu’est-ce que l’Épilepsie ?... Qu’est ce qu’une décharge électrique ?... Quelles sont les conséquences ? » expliquent les organisateurs.
Une opération unique en France
Les vidéos de cette opération unique en France seront ensuite analysées par les étudiants des Sciences Cognitives de Loria de Nancy afin de déterminer la liste des questions posées, la hiérarchie des questions, le sens des questions posées dans le but de pouvoir mieux connaître l’image de l’ Épilepsie dans le grand public et de corréler cette image aux informations scientifiques actuelles.
En France, l’épilepsie touche environ 1 % de la population, dont 30 000 personnes qui présentent une première crise chaque année. Une maladie encore méconnue du grand public, même si 70 % des patients épileptiques sont stabilisés ou guéris de leur maladie, les épileptiques véhiculent encore « une image particulièrement délétère qui traîne tout au long de leur vie les empêchant de trouver une place dans la société » estiment les membres de l'association.