Nancy- Mathieu Klein, président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a fait le point ce samedi matin après l'arrivée dans la nuit de mercredi à jeudi de 40 migrants mineurs isolés en provenance de Calais.

Concernant les 21 jeunes hommes, 13 Afghans, 7 Soudanais et 1 congolais, encore sur place « 14 veulent se rendre en Grande-Bretagne, trois veulent rester en France et la situation est incertaine pour les autres, car les entretiens n'ont pas encore été effectués » informe le président du conseil départemental. Pour ceux qui voudront rester en France, la procédure de la protection de l'enfance sera appliquée comme c'est le cas actuellement en Meurthe-et-Moselle pour 142 mineurs non accompagnés et 72 jeunes majeurs. Dès mercredi, les mineurs se rendront quotidiennement à Nancy sur un site du conseil départemental pour suivre des activités et rentreront le soir et le week-end à Sion où des activités sportives seront également proposées. Agnès Marchand, Conseillère départementale du canton de Meine au Saintois, s'est d'ailleurs félicitée de la mobilisation des associations locales qui proposent d'accompagner et d'occuper les jeunes migrants.
Si les jeunes ont paru « effrayés et désorientés » selon Agnès Marchand en arrivant sur le site de Sion, les sourires font peu à peu leur apparition, grâce notamment au travail des éducateurs fortement mobilisés depuis trois jours avec l'aide notamment d'interprètes parlant les dialectes. Un personnel encadrant qui « ne ment pas et ne fait pas de promesses » aux mineurs afin que ces derniers prennent les bonnes décisions assure Jérôme Virion, adjoint responsable du centre d'accueil des mineurs isolés. Si l'accueil sur le site de Sion « reste une solution temporaire » selon Mathieu Klein qui cherche d'ailleurs une solution pérenne dans le Grand Nancy pour la fin de l'hiver, les 19 places vacantes ont à vocation à être disponibles pour de nouveaux arrivants a précisé Jean-François Raffy qui a profité de l'occasion pour remercier le conseil départemental de Meurthe-et-Moselle pour sa mobilisation « le premier de France à assurer cette mise à l'abri de mineurs isolés. »