Face à la dégradation de la situation épidémique sur l’ensemble de la région et l’évolution de la tension sur le système de santé, l’ARS Grand Est a demandé aux établissements de santé publics et privés de la région de poursuivre l’augmentation de leur capacité d’accueil en réanimation.


"Les indicateurs permettant de suivre l’évolution de l’épidémie restent inquiétants. Avec un taux d’incidence qui s’élève à 322 nouveaux cas pour 100 000 habitants, tous les départements de la région connaissent une augmentation rapide et significative de la pression qui pèse sur le système de santé. On dénombre près de 449 malades dans les services de soins critiques ce 2 avril. Les consultations en urgence pour COVID et les hospitalisations restent à un niveau élevé voire augmentent de manière significative depuis le début du mois de mars", indiquaient les services de l'ARS Grand Est vendredi 2 avril.

En outre, selon les derniers chiffres de l'épidémie dans le Grand Est un rajeunissement des patients admis pour COVID-19 est constaté par les soignants à l’hôpital, en service de médecine et réanimation. Ainsi, "les patients de moins de 60 ans sont aujourd’hui proportionnellement plus nombreux qu’au début de la seconde vague. Ce rajeunissement est à relier à l’intensification de la circulation des variants anglais et sud-africain, la vaccination des personnes de plus de 75 ans ne pouvant expliquer à elle seule ce phénomène".

750 lits à l’horizon du 12 avril prochain

Pour garantir la prise en charge des patients relevant d’une hospitalisation pour COVID et au regard de la tension hospitalière observée en Grand Est "la mobilisation de tous les établissements de santé est une nouvelle fois nécessaire pour faire face à cette accélération épidémique", estime l'Agence régionale de Santé qui annonce des mesures complémentaires avec l'augmentation des capacités d’accueil en réanimation. Ainsi, 750 lits devront être opérationnels à l’horizon du 12 avril prochain alors qu'ils étaient encore 668 lits le 2 avril.

Cette mesure a pour conséquence de devoir déprogrammer une partie importante de l’activité des établissements de santé. Les établissements effectueront ce travail à l’aune d’une analyse médicale collégiale et en fonction de la situation de chaque patient, dans le cadre des schémas territoriaux qu’ils ont élaborés depuis mars 2020. L’offre de soins sera préservée dans tous les secteurs où les pertes de chances peuvent être majeures (cancérologie, activité de greffe, patients suivis pour une maladie chronique, prise en charge des mineurs…).

En complément, "différentes solutions de mobilisation de renforts en professionnels de santé sont activées : étudiants en santé (médicaux et soignants), retraités, membres du service de santé des armées, volontaires de la réserve sanitaire et tous les autres professionnels inscrits sur la plateforme Renfort-RH", ajoute l'ARS Grand Est. 

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