Nancy se prépare à vivre un week-end inédit autour du futsal avec la Stany Cup qui investira le Palais des Sports Jean Weille, sur le parquet même du SLUC Nancy, avec un plateau exceptionnel. Le club de l'AM.S Haut-du-Lièvre sera présent, nous avons rencontré les jeunes pousses et leurs entraîneurs lors d'un entraînement.
En vidéo. Les joueurs du A.MS Haut du Lièvre dans les startings blocks pour la Stany Cup, reportage au stade Abdelmijd Tighazoui.
En amont du coup d’envoi de la Stany Cup, l’effervescence est déjà palpable. Demain, samedi, le Palais des Sports Jean-Weille accueillera une compétition de niveau international de futsal. Un sport en plein essor, avec plus de 200 000 pratiquants dans le cadre scolaire et universitaire (UNSS) et une activité qui est aujourd’hui le sport collectif le plus pratiqué dans les établissements, devant le handball et le basket-ball.
À l’origine du projet, Maxime Méline, co-initiateur de l’événement avec Fouad El Abbassi, président de l’AM.S Haut-du-Lièvre, et Nabil Tighazoui, responsable du pôle jeunes de l’AS Nancy-Lorraine.
Cette semaine, au stade Abdelmijd Tighazoui, ex-stade Gentilly, les joueurs de AM.S Haut-du-Lièvre enchaînent les exercices sous le regard attentif de leurs éducateurs et coachs. Concentration maximale, consignes précises, ballon toujours en mouvement...
Pour Hamza Brikat, éducateur des U13 du Haut-du-Lièvre, le futsal est bien plus qu’une alternative hivernale au football. « C’est un outil de formation incroyable, à la fois sur le plan cognitif, technique et athlétique. On est constamment en crise de temps et d’espace, ce qui développe la prise de décision rapide » explique-t-il. « Chez nous, on s’entraîne au futsal toute l’année, tous les lundis ». L’arrivée de la Stany Cup à Nancy est vécue comme une reconnaissance. « On attendait un événement de ce niveau depuis très longtemps. Jouer au Palais des Sports Jean-Weille, c’est incroyable. On espère vraiment pérenniser ce tournoi », ajoute-t-il. Ambitieux, il assume aussi l’objectif sportif : « On n’a pas de complexes face aux équipes professionnelles. On veut profiter de ce super plateau et aller le plus loin possible ».
« Il se passe beaucoup de choses positives ici »
Même état d’esprit chez Manuel Da Costa, éducateur des U12 du Haut-du-Lièvre, pour qui l’événement est une opportunité rare. « On les prépare depuis longtemps à être prêts pour n’importe quel événement. Le club fait en sorte, depuis deux ans, de leur donner la possibilité de participer à ce genre d'évènements », souligne-t-il. L’an dernier, quelques jeunes du groupe avaient déjà affronté des géants européens : « Ils ont joué contre le Real Madrid, contre des clubs de très haut standing européens. Cette fois, ça sera différent, ça sera chez nous. Et en plus, ce ne sera pas un seul match, mais plusieurs. Pour nous, c’est une fierté ». Sur l’état d’esprit de ses joueurs, l’éducateur reste lucide : « Pour l’instant, ils ne réalisent pas vraiment ce qui va arriver ce week-end. Je pense qu'au moment du coup d’envoi, toute l’émotion va monter et ce sera à eux de la gérer du mieux possible. Dans tous les cas, ça restera une expérience énorme pour eux en tant que gamins ».
Au-delà de la performance, le projet du Haut-du-Lièvre se veut aussi éducatif et social. Arrivé au club l’an dernier, Hamza Brikat s’investit largement dans la structuration du club, souvent cantonné à une image de « club de quartier ». « En réalité, il se passe beaucoup de choses positives ici. Les gamins sont bien éduqués, respectueux. On travaille pour être irréprochables, car les préjugés existent encore », souligne-t-il, tout en mettant en lumière un travail de fond mené dans les quartiers, là où le sport reste, plus que jamais, un levier d’éducation, d’ambition et de cohésion.
Sur le terrain, l’exigence est là : « Allez, on se met en place, balle au rouge ! » lance Hamza Brikat au bord du terrain. Et Manuel Da Costa de conclure, en ancien joueur professionnel : « Moi, je veux d’abord qu’ils s’amusent et qu’ils réalisent la chance qu’ils ont. Mais le sport reste une compétition. À la fin, l'attente de tout gamin c'est de gagner et de montrer comme quoi ils sont capables de faire de grandes choses, même en tant que club amateur face à des clubs européens professionnels ».
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