MUNICIPALES NANCY #7. Quels sont les projets des candidats en matière d'environnement ? Avant le premier tour des élections municipales qui se déroulera ce dimanche 15 mars, on a posé la question aux six candidats têtes de liste. Tour d’horizon des propositions.
Gestion des déchets, rénovation énergétique, végétalisation ou critique du capitalisme : à Nancy, les candidats aux municipales ont livré leur vision lors d’une nouvelle séquence consacrée à l’environnement. Une minute pour convaincre, entre mesures concrètes et visions plus globales.
Dans cette série d’entretiens thématiques autour de dix grands sujets de campagne, les six têtes de liste – Laurent Hénart (Nancy avec vous), Mathieu Klein (Nancy grandit), Emmanuel Lacresse (Nancy en avant), Christiane Nimsgern (Lutte ouvrière), Laurent Watrin, représenté par son colistier Sylvain Mariette (Nous, Nancy 2026), et Sarah Farghaly (La France insoumise) – ont été invités à détailler leurs priorités écologiques. Les réponses sont à retrouver en intégralité en vidéo sur la playlist "Municipales 2026".
Pour Laurent Hénart, l’écologie passe d’abord par la propreté urbaine et l’aménagement du cadre de vie. « D’abord, nous voulons améliorer la collecte et la gestion des déchets, leur recyclage. (…) Nous mettrons en œuvre dès 2026 la gratuité de la collecte à la demande des encombrants et des déchets verts. Nous augmenterons de 200 le nombre de poubelles dans la ville. » Le candidat défend aussi un programme de végétalisation : « On veut lancer un programme "Ma place, mon quartier" pour que dans chaque quartier, au moins une place soit plantée d’arbres» .
Le maire sortant, Mathieu Klein, insiste de son côté sur la transformation urbaine déjà engagée au cours du mandat. « Nous poursuivrons la désimperméabilisation de la ville, la lutte contre les îlots de chaleur, la rénovation thermique des logements». Il rappelle que « nous avons neuf mille logements vacants à Nancy, plus un grand nombre de logements aujourd’hui qui ne sont pas suffisamment isolés ». Pour l’édile, la transition passe aussi par les infrastructures énergétiques : « Continuer d’étendre le réseau de chaleur urbain, c’est un enjeu majeur, là aussi, pour non seulement décarboner, mais aussi rendre plus accessible le coût de l’énergie à chacune et à chacun. » Il évoque également la décarbonation des transports et l’adaptation des équipements publics : « Désimperméabiliser les cours d’école et mieux protéger nos écoles et nos équipements pour les personnes âgées, c’est aussi un enjeu important ».
Du côté de la liste Nous, Nancy 2026, Sylvain Mariette évoque un projet autour de la gestion de l’eau. « Premier point important pour nous, c’est la question de l’eau. Il faut construire un pacte de l’eau entre tous les acteurs concernés », explique-t-il, afin de « s’assurer de manière anticipée d’une bonne répartition juste des ressources ». La liste propose aussi la création d’« une maison des transitions » pour accompagner les changements écologiques.
Emmanuel Lacresse préfère pointer ce qu’il considère comme des incohérences. « J’entends les candidats de tous bords qui proposent de planter des arbres dans Nancy tout en soutenant le déménagement de la cité de la santé vers Brabois (…) évidemment c’est absurde, c’est du greenwashing. » Sa réponse : « densifier la ville » afin de favoriser les déplacements à pied et réduire les émissions de CO₂. Il mise aussi sur l'innovation avec des circuits d'eau réfrigérée pour rafraîchir les écoles l'été.
À gauche, Sarah Farghaly met en avant la rénovation des logements et la précarité énergétique. « On a plus de 15 000 foyers sur le Grand Nancy qui, aujourd’hui, sont touchés par la précarité énergétique », rappelle-t-elle, plaidant pour la rénovation du bâti existant et des investissements dans les réseaux d’eau.
La candidate de Lutte ouvrière, Christiane Nimsgern, replace la question environnementale dans une critique plus large du système économique. « Bien sûr qu’une ville, c’est mieux avec moins de voitures et davantage de verdures, mais ces mesures sont dérisoires face à la menace (…) de catastrophes climatiques », affirme-t-elle, estimant que « les capitalistes (…) mènent la planète dans le mur ».







