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Livre sur la Place : Catherine Frot lit Jean de La Fontaine avec les mots d’Erik Orsenna de l'Académie française

Catégorie
Conférence
Date
2017-09-10 18:30
Lieu
Opera National de Lorraine - 1 Rue Sainte-Catherine
54000 Nancy, France

LECTURE DE CLÔTURE
Catherine Frot lit Jean de La Fontaine avec les mots d’Erik Orsenna de l'Académie française
Opéra national de Lorraine - Dimanche 10 septembre à 18h30
 

Après un été sur France Inter, Erik Orsenna publie "La Fontaine, une école buissonnière" (Stock). Il y dresse le portrait d’un auteur aussi génial que plein de contradictions, espiègle et torturé, libre et courtisant, pieux et débauché. Quel écrivain, plus qu’Erik Orsenna, aurait eu la verve, la passion et l’humour de raconter cet auteur hors du commun ?
Et quelle meilleure ambassadrice pour l’étonnant et facétieux Jean de La Fontaine que Catherine Frot ? Elle a reçu deux Césars et deux Molières (on ne compte plus les nominations !) et affiche une filmographie impressionnante. Cette comédienne de théâtre passionnée est aussi l'une des actrices les plus estimées de la profession et les plus aimées du grand public. Elle nous fait l’immense honneur de clôturer le Livre sur la place en portant à Nancy le texte d’Erik Orsenna et les vers de Jean de La Fontaine, le temps d’une lecture.

« Depuis l’enfance, il est notre ami. Et les animaux de ses  Fables, notre famille. Agneau, corbeau, loup, mouche,  grenouille, écrevisse ne nous ont plus jamais quittés.

Malicieuse et sage compagnie !

Mais que savons-nous de La Fontaine, sans doute le plus  grand poète de notre langue française ?

Voici une promenade au pays vrai d’un certain tout petit Jean, né le 8 juillet 1621, dans la bonne ville de Château-Thierry, juste à l’entrée de la Champagne. Bientôt voici Paris, joyeux Quartier latin et bons camarades : Boileau, Molière, Racine.

Voici un protecteur, un trop brillant surintendant des  Finances, bientôt emprisonné. On ne fait pas sans risque de l’ombre au Roi Soleil.

Voici un très cohérent mari : vite cocu et tranquille de l’être, pourvu qu’on le laisse courir à sa guise.

Voici la pauvreté, malgré l’immense succès des Fables.

Et, peut-être pour le meilleur, voici des Contes. L’Éducation  nationale, qui n’aime pas rougir, interdisait de nous les apprendre. On y rencontre trop de dames « gentilles de corsage ».

Vous allez voir comme La Fontaine ressemble à la vie : mi-fable, mi-conte.

Gravement coquine. »

Erik Orsenna

 
 

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  • 2017-09-10 18:30

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