avril 05, 2020

Journée nationale de l'Allergie : le risque sous-estimé chez l'enfant

Journée nationale de l'Allergie : le risque sous-estimé chez l'enfant photo d'illustration - cp ici c nancy fr
Santé. À l'occasion de la journée française de l'allergie ce mardi 20 mars 2018, l'association Asthme & Allergies diffuse aujourd'hui un sondage réalisé le mois dernier par l'Ifop. Le constat est clair les Français "sont loin d’appréhender la gravité du problème de l’allergie chez l’enfant".

Selon le sondage IFOP réalisé en février 2018 et diffusé aujourd'hui à l'occasion de la journée Nationale de l'Allergie par l'association Asthme & Allergies, 64% des Français n’ont pas conscience que l’allergie peut survenir à tout âge de la vie. Le risque d'allergie chez un enfant serait même nettement sous-estimé par les parents alors qu'un Français sur quatre souffre d'allergie respiratoire.

Une prise de conscience tardive qui engendre des diagnostics tardifs, sept ans en moyenne entre l’apparition des premiers symptômes allergiques et la consultation d’un allergologue relève l'association. « Sept années pendant lesquelles la maladie, non prise en charge, s’aggrave et dégénère… en asthme par exemple en cas de rhinite allergique ».

« Chez l’enfant, les allergies sont aujourd’hui plus graves et plus fréquentes ». C’est, au quotidien, le constat du Pr Jocelyne Just, pneumologue-allergologue pédiatrique et chef de service à l’hôpital Trousseau. Les plus jeunes subissent de plein fouet l’effet cumulé des facteurs génétiques et environnementaux. Un enfant qui naît aujourd’hui avec un parent allergique a un risque de 30 à 50 % de le devenir lui-même. Dans les zones polluées (la pollution est un aggravant avéré de l’allergie) les enfants souffrent 2 fois plus d’asthme allergique et 3 fois plus d’eczéma que dans les zones où la pollution est plus faible. L’allergie alimentaire est 2 à 3 fois plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte. On estime que 10% des enfants sont asthmatiques.

L’association Asthme & Allergies en appelle donc à se mobiliser pour agir mieux et plus vite face à l’allergie des enfants. Pour Christine Rolland, directrice d’Asthme & Allergies « il est intolérable en 2018 de laisser de jeunes enfants dans une situation d’abandon thérapeutique alors que des solutions de dépistage, de prévention -comme l’éviction- et des traitements existent ». Pour le Pr Jocelyne Just, « c’est aussi notre regard à tous qui doit évoluer sur les revendications des organisations environnementales. Face à un environnement qui nous rend malades, la mobilisation citoyenne est juste indispensable. ».

En 20 ans, le nombre de personnes allergiques a doublé et l’OMS estime que 50 % de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique en 2050.

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