août 13, 2020

Forte hausse des intoxications graves par des champignons

Santé. Face à la forte augmentation du nombre de cas graves d’intoxication liés à la consommation de champignons signalés aux centres antipoison et de toxicovigilance, l’Anses, la Direction générale de la Santé (DGS) et les Centres antipoison alertent les amateurs de cueillette et rappellent les bonnes pratiques à respecter.
Amanites-rouges
Champignons amanites rouges - DR

Les autorités sanitaires tirent la sonnette d'alarme suite à la hausse des intoxications liées à la consommation des champignons. Ainsi, selon les chiffres de l’Anses, la Direction générale de la Santé (DGS) et les Centres antipoison, depuis le début de la surveillance, début juillet, "32 cas graves d’intoxication par des champignons ont déjà été rapportés aux centres antipoison sur 1 179 cas signalés, alors que la moyenne annuelle observée est d’une vingtaine de cas graves."

Sur les 32 cas, 20 correspondent à un « syndrome phalloïdien », caractérisé par des signes digestifs survenant en moyenne 10h à 12h après la consommation de champignons et qui peut être à l’origine d’une atteinte hépatique mortelle en l’absence de traitement Ce syndrome peut être causé par des amanites (amanite phalloïde, amanite vireuse…), des petites lépiotes ou des galères . Parmi ces 20 cas, deux ont nécessité une greffe hépatique et un troisième cas est décédé.

En raison de ce pic d’intoxications et du nombre élevé de cas graves associés, la Direction Générale de la Santé (DGS) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) réitèrent leurs recommandations à respecter. À savoir en priorité, et en cas de doute : faire identifier sa récolte par un spécialiste (pharmaciens, mycologues des associations ou sociétés savantes de mycologie ) avant toute consommation certaines intoxications pouvant s’avérer mortelles. Photographier sa cueillette avant cuisson permet au centre antipoison d’identifier le champignon, en cas d’intoxication.

"Toutes les régions sont concernées par des intoxications par des champignons. Dans les cas signalés, 94% des cas ont été provoqués par les champignons cueillis par des particuliers" souligne la Direction générale de la santé du Ministère. En cas d’apparition d’un ou plusieurs symptômes (notamment diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.) à la suite d’une consommation de champignons de cueillette : les autorités conseillent de joindre immédiatement le « 15 » ou le centre antipoison de sa région, et de préciser que vous avez consommé des champignons.

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