mars 06, 2021

Scorpions On the Rocks !

Le 2 juin dernier, tandis qu’à Bulligny, pour son deuxième jour, le JDM battait son plein (affichant complet), se tenait au Zénith de Nancy la toute première édition du Festival Nancy On the Rocks, dont la tête d’affiche était rien moins que le fameux groupe de hardrock allemand Scorpions. 

 sc3

 

 

 

Dès 13h30, le 2 juin dernier, l’esplanade du Zénith de Nancy s’était métamorphosée pour accueillir le premier festival Nancy On the Rocks. Sous un soleil radieux, un immense amphithéâtre avait été installé pour accueillir des fans venus de toute l’Europe voir Scorpions, la tête d’affiche de cette première édition, et des guest-stars telles que leur ancien guitariste Uli Jon Roth. A propos de la présence de ces guest-stars, une polémique éclatera d’ailleurs par la suite, l’absence de certains membres annoncés comme devant se produire sur scène avec le groupe ayant fait jaser et fort mécontenté les fans de la première heure.
  Néanmoins, à 13h30, c’est le jeune groupe nancéien Vintage Vendetta qui était chargé d’ouvrir les festivités, suite à sa victoire à un concours de votes via internet. Car si la sensation de la journée était le légendaire groupe de hardrock allemand, qui devait effectuer lors de la première édition du festival Nancy On The Rocks son dernier concert en France – des dates ont depuis été rajoutées – les organisateurs avaient ouvert leur scène à de nombreux artistes, confirmés ou soucieux de faire leur premières armes avec un groupe aussi prestigieux.

  Outre Vintage Vendetta, les festivaliers purent donc assister aux prestations de Crystal Breed, Pat O’May, Stan Skibby – un émule de Jimi HendrixKoritni, Pat Mc Manus, et enfin Karelia, avant l’arrivée tant attendue de Scorpions.

  Pour la circonstance, profitant d’un temps magnifique et très chaud toute la journée, les organisateurs du Nancy On The Rocks avaient reconverti l’esplanade du Zénith en immense amphithéâtre de plein air. Dans la fosse, une avant-scène permettrait aux fans rassemblés de s’approcher au plus près de leurs idoles durant certains morceaux, et derrière la scène un écran géant laissait à supposer un show ne ménageant pas ses effets.

  Dans les gradins comme dans la fosse, un peu avant 21h00, (horaire modifié à la dernière minute, les Scorpions devant à l’origine conclure le show derrière Uli Jon Roth et ayant finalement inversé avec lui leur ordre de passage), la foule est immense est composite. Des fans de toutes générations sont présents. Certains sont même venus en famille, et enfants, adolescents, parents, portent les mêmes blousons de cuir ou de jean, les mêmes bandanas, les mêmes tee-shirts à l’effigie de Motörhead, ou bien évidemment, de Scorpions.

Scorpions : Un Show Millimétré malgré le batteur débordé !

  Le show commence un peu en retard et l’impatience est manifeste. Mais tout à coup, l’écran derrière la scène s’anime, les projecteurs balaient la scène et la foule : celle-ci comprend immédiatement le signal, Scorpions arrive ! Tandis que le groupe s’installe sur scène, James Kottak et sa batterie descendent sur une petite plateforme suspendue dans les airs, pour une entrée plus spectaculaire. L’écran géant se colore en rouge, les lumières flashent. Mon voisin de gauche se penche à mon oreille et m’y crie « Quel cinéma ! » Et force est de constater que c’est l’expression qui convient à la situation, tant le show est calibré et ses effets soigneusement élaborés. Ce qui n’était manifestement pas prévu, par contre, c’est l’état avancé d’ébriété de James Kottak, le batteur, qui en fait des caisses (c’est le cas de le dire) et cafouille dès la première chanson, Sting in The Tail.

  Heureusement, le reste du groupe semble plutôt en forme. Klaus Meine donne impeccablement de sa voix puissante, Rudolf Schenker enchaîne les riffs avec une aisance ahurissante, et ensemble ils parcourent la scène en tous sens, ne manquant pas une occasion de se rapprocher du cœur de la fosse en allant jouer tout au bord de cette avant-scène, qui ressemble un peu à une jetée dans l’océan humain de fans.

  Leur énergie est si contagieuse qu’il paraît extrêmement difficile de rester assise dans les gradins et de résister à l’appel de la fosse au-delà des deux premières chansons.

  Il faut dire qu’enchaînant des titres comme Is There Anybody There, The Zoo, Blackout ou Coast to Coast avec un enthousiasme et une énergie qui ne se démentiront pas de tous le show, le groupe offre à la foule une performance électrisante. Si ce n’est James Kottak, toujours dans les vapes – il fera par la suite publier un communiqué de presse pour s’excuser d’avoir été en sous-régime, expliquant qu’il avait abusé d’alcool et de médicaments – tous les musiciens sont à fond dans leur prestation, et envoient un son impeccable, ne lésinant pas sur les ponts, un grand sourire aux lèvres, avec l’air de vraiment y prendre beaucoup de plaisir. Si la foule n’était pas déjà conquise par cette avalanche de riffs, il lui est toutefois totalement impossible de résister à l’hymne The Best Is Yet To Come où à la ballade Send Me An Angel, qu’elle chante avec Meine. Celui-ci n’hésite d’ailleurs pas à l’encourager à entonner les refrains, lui tend le micro, et lorsque toute la fosse et une partie des gradins vibrent d’une seule et même voix, comme cela sera plus tard le cas sur l’indétrônable tube Still Loving You, l’émotion est indéniablement au rendez-vous.

  A peu près à la moitié du show, le groupe fera signe à l’ancien guitariste Uli Jon Roth de le rejoindre sur scène pour We’ll Burn The Sky. La prestation sera magistrale, d’où sans doute une plus grande frustration des fans, à qui il avait été annoncé un show exceptionnel en présence des anciens membres Uli Jon Roth, Michael Schenker, Herman Rarebell et Rudy Lenners, et qui n’eurent en fait de grande réunion que cette unique prestation – en raison, apparemment, de dissensions et de vieilles rancœurs entre les anciens et les membres actuels du groupe…

  Lors de Kottak Attack, titre qui comme son nom l’indique met normalement en vedette le batteur, un étrange clip est diffusé sur l’écran géant, qui place James Kottak en héros d’une romance bizarre entre plage idyllique et hôpital psychiatrique aux méthodes de soin sado-maso. Bien que la plateforme sur laquelle est juchée sa batterie ne s’élève et ne descende que de quelques mètres, James Kottak, l’esprit planant dans un espace stratosphérique, a bien l’air de sortir d’un tel lieu. Il alterne les solos de batterie et les pirouettes corporelles, sautant, louchant, se frappant le front avec ses baguettes (dont il doit avoir un stock impressionnant, les musiciens en lançant un bon nombre dans la foule tout au long du show, ainsi que quelques kilos de médiators), exhibe son dos sur lequel il est tatoué en grosses lettres gothiques « Rock & Roll Forever ». La séquence est à la fois amusante… et déconcertante.

  Le show s’achèvera pour de faux sur Big City Nights, avant que n’explosent évidemment les demandes de rappel, satisfaites par les trois plus gros tubes de Scorpions : Still Loving You, The Wind Of Change, et Rock You Like A Hurricane. Et c’est sous un tonnerre d’applaudissements et de cris que Scorpions quittera la scène…

  Tandis que la foule se disperse, soit pour aller chercher de quoi s’éclaircir la gorge à la buvette, soit pour quitter carrément le Zénith, zappant ainsi injustement la prestation de Uli Jon Roth, deux quinquagénaires, vestes en jean, bandanas, tatouages et pantalons de cuirs se retrouvent, s’aperçoivent qu’ils se sont connus deux décennies plus tôt, alors qu’ils fréquentaient le même club de motards, et commentent la prestation. Une frêle jeune fille blonde et son frère adolescent, qui n’étaient sûrement pas nés il y a deux décennies, en font de même, encore tout émus et palpitants d’excitation. D’une manière générale, le public très composite, mi-suant, mi-bourdonnant, semble ravi par ce spectacle tout-de-même millimétré.

Uli Jon Roth : Une Prestation Magnifique mais écourtée

  La grande injustice de ce festival va être finalement le départ massif du public avant la prestation de Uli Jon Roth. Accompagné par des membres de Gamma Ray, et de Crystal Breed, puis par ses anciens compères Herman Rarebell et Rudy Lenners en fin de set – compères qui étaient donc bien présents mais qui n’ont pas été appelés sur scène par Scorpions ! -  Uli Jon Roth va interpréter des titres Seventies, parfois empruntés à Jimi Hendrix, avec une maestria qui laisse immédiatement à songer qu’il n’a pas à rougir de la comparaison.

  Faisant gémir sa guitare avec une nonchalance magistrale, enchaînant les riffs, Uli Jon Roth a séduit les spectateurs ayant eu la bonne idée de rester dès ses premières notes, de par son incontestable virtuosité. Pourtant, comme un camouflet, le décor était démonté tandis qu’il jouait, et le set dut être abrégé au bout d’une heure, au grand dam des fans totalement sous le charme, pour des questions d’organisation.

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Dernière modification le samedi, 25 août 2012 18:48

Bons plans

Guardian Of Real Nancy-Ludres

"Ne Jouez plus aux jeux vidéo, Vivez-Les !!!!"

Ici-c-Nancy TV

Retrouvez-nous sur Facebook

L'agenda des sorties

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31