octobre 24, 2020

Nancy : Fred W lance une campagne de financement participatif pour la sortie de son album

Fred W sur la Place Stanislas à Nancy - photo Scopel / ICICNANCYFR Fred W sur la Place Stanislas à Nancy - photo Scopel / ICICNANCYFR
Musique. Rencontre avec l'auteur compositeur interprète nancéien Fred Wallin alias Fred W pour nous parler de son prochain album et de sa campagne de financement participatif. 

À la fois auteur, compositeur et interprète, Fred W prépare actuellement le lancement de son nouvel album. Une création musicale de douze titres longuement mûrie dans lequel le Nancéien dévoile ses influences éclectiques. Une musique empreinte d’émotions, une écriture ciselée et des titres incarnés qui se saisissent d’histoires portées et forgées par la nature, le quotidien et le patrimoine culturel ou industriel. 

Artiste indépendant, Fred W a lancé sur le site Proarti un financement participatif pour la sortie de son prochain album. Il espère récolter 5 200 €. Dès 5 €, des contreparties sont proposées, du nom du donateur dans les remerciements jusqu’à un concert privé... 

Ton prochain album s’appelle « Mélancolie sous un ciel blanc » un titre poétique dont la particularité est d’être aussi un livre disque illustré... 

Tout est écrit, composé, même enregistré à cette heure-ci. On a fait un premier album en 2016, un album un peu exutoire. À l’été 2017, on s’est mis à réenregistrer quelques morceaux avec l’idée d'en faire un nouveau. Au début, je ne savais pas quelle forme lui donner et je suis tombé sur la formule livre-disque qui m’a aussitôt attiré puisque je fais pas mal de photos en plus de la musique. J’avais cette envie d’exploiter mes photographies et d’en faire le lien avec mes chansons. Là, ça a été comme un déclic. Je voulais que l’album forme une sorte d’unité, c’est ce qui c’est dégagé assez rapidement avec cet aspect mélancolique. Pourquoi « sous un ciel blanc » ? L’esthétique photographique de l’album repose sur l’idée d’une vieille usine photographiée dans un ciel de fumée blanche. C’est venu comme ça. On espère sortir l’album à l’automne. 

Tu exprimes un certain spleen, une mélancolie prononcée. Peux-tu développer un peu cette nouvelle création et nous parler de quelques titres ? 

Il n’y aura pas que des chansons, mais aussi des récits... « Par le feu » est une chanson assez grave puisqu’elle parle du harcèlement scolaire. L’histoire vraie d’un enfant harcelé pendant des années qui s’est immolé par le feu à 16 ans dans son collège. Il y a aussi cette chanson « Ton chagrin » qui parle du chagrin des enfants, des enfants qui grandissent et du chagrin qui grandit avec eux. Cette mélancolie est devenue un fil directeur. Autre titre, « un fusil sur l’épaule » qui a été écrit, travaillé et enregistré avec des élèves d’une classe de CM2 de Vandœuvre-lès-Nancy. Commune avec laquelle j’ai pas mal travaillé ces dernières années à travers des interventions scolaires en dehors de mon cadre d’enseignant. Cette chanson devrait être sur l’album également. Il y a aussi des récits mis en musique, un récit prélude. Un autre morceau qui s’appelle « Le saut de l’ange », sorte de récit autobiographique de ma vie. Des récits qui sont des expériences nouvelles pour moi, mais je suis de plus en plus attiré par ce qui me fait changer du cadre classique de la chanson. 

thumb 46123 project medium"La vieille dame" - Photographie extraite de Mélancolie sous un ciel blanc - Fred Walin

Tu as lancé une campagne de financement participatif...

Cette création de livre-album est un projet plus ambitieux, plus coûteux. Je suis un artiste indépendant peu ou pas subventionné du tout avec un statut d’artiste-enseignant, je ne suis pas intermittent du spectacle... Le site Proarti est spécialisé dans les projets culturels, j’ai trouvé l’idée pas mal. Notre association porte en partie le financement du projet à hauteur de 1/3 du budget qui provient des ventes du premier album, de la recette des concerts. Le lancement a bien démarré. L’idée est d’aller jusqu’à 5200 euros. 

Qu’en est-il de tes concerts ?

On a pas mal tourné avec le premier album. On a fait des chansons à domicile, en appartement, dans les salons des gens pour travailler le répertoire. Ensuite, on a continué, en trio puis à quatre ou à cinq. Depuis 2015 ou 2016, on joue de manière régulière dans le Grand Est essentiellement....

Peux-tu nous présenter ton groupe ?

Sur l’esthétique de ce nouvel album, on est repassé à une version en trio. Le musicien principal qui m’accompagne s’appelle Charles Pierre, il est guitariste, bassiste. C’est un peu le réalisateur de l’album, on bosse sur les enregistrements des morceaux. Il a un rôle important dans la réalisation de cet album. Je suis seul sur toute la partie écriture composition. Le troisième membre de l’équipe c’est Sébastien Gérardin c’est le batteur, il a fait la moitié des morceaux à la batterie sur l’album et il nous accompagne toujours sur scène. Une quatrième personne, Nelly ma femme qui s’occupe de la communication. Elle m’aide à développer le projet. 

Quel est ton style musical, quels sont les chanteurs qui t’inspirent ? 

Je viens de la chanson française... Mes premières inspirations pour moi sont à l’origine Brassens, Renaud... Pour la partie anglo-saxonne, les Rolling Stones, les Beatles et une affection particulière pour Springsteen, un artiste que j’aime beaucoup. Mes influences musicales viennent de là, mais j’écoute beaucoup de choses.

Justement, qu’est ce que tu écoutes en ce moment ?

Radio Elvis (NDLR : groupe salué « album révélation » aux Victoires de la musique 2017)... Je suis aussi beaucoup musique classique et du jazz en ce moment. Je suis très branché par un artiste de la région, originaire d’Alsace : Rodolf Burger. C’est assez varié. 

Ton métier d’instituteur à Nancy d’un côté que tu ne mets pas en parenthèse et cette carrière musicale de l’autre. Comment fais-tu pour gérer ces deux activités ?

Il faut être très organisé, j'ai appris à l'être. Lorsque je suis à l’école, je suis à l’école et lorsque je suis musicien je le suis pleinement. Forcément parfois ça se chevauche un peu parce que les élèves eux-mêmes entendent ce que je fais à côté et ils ont envie de savoir de quoi il s'agit, mais j’ai appris à faire la part des choses.

Une chanson sur le harcèlement scolaire... Les enfants t’inspirent ?

Les enfants ont toujours été une source d’inspiration pour moi, les miens en premier. Ce que je dis beaucoup sur scène. Des choses que nos enfants nous lâchent et qui sont quasiment des titres de chansons, des phrases d’accroche... Je me suis souvent appuyé sur leur écoute, sur leur façon de voir la vie, de percevoir les choses. Certaines chansons ont été inspirées par leurs remarques. Mes enfants ont un peu participé à cet album. C’est assez marrant de voir à la base ce projet individuel évoluer en quelque chose de familial avec la famille, les proches, les habitués... On le voit avec le financement participatif et avec ceux qui suivent le projet. 

On a forcément en mémoire ton superbe clip tourné dans les Vosges pour le précédent album... Une idée de composition vidéo pour le prochain album ?

Celui de « L’épaule ». J'ai écris cette chanson à la bibliothèque Stanislas à Nancy... C'est un lieu que j’affectionne particulièrement pour travailler, je rêverai de pouvoir y faire un clip... 

 


Propos recueillis par CS

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