décembre 02, 2020

Vidéos. Covid-19 : Couvre-feu, fermeture des bars, pratique du sport : les précisions du préfet de Meurthe-et-Moselle

Arnaud Cochet, Préfet de Meurthe-et-Moselle et Eliane Piquet, Déléguée territoriale ARS ce vendredi 23 octobre 2020 / photo ICN.fr Arnaud Cochet, Préfet de Meurthe-et-Moselle et Eliane Piquet, Déléguée territoriale ARS ce vendredi 23 octobre 2020 / photo ICN.fr
Vidéos. Le préfet de Meurthe-et-Moselle, Arnaud Cochet s'est exprimé ce vendredi matin, au cours d'une conférence de presse, sur la situation sanitaire dans le département de la Meurthe-et-Moselle. Couvre-feu, fermeture des bars, pratique du sport, le Préfet a présenté les nouvelles mesures sanitaires qui rentreront en vigueur ce samedi. 

En vidéos. Arnaud Cochet, préfet de Meurthe-et-Moselle et Dr Eliane Piquet, déléguée territoriale de l’ARS. 

Un coup de frein brutal pour enrayer l'épidémie dans 38 nouveaux départements de France, dont la Meurthe-et-Moselle. Après le discours du Premier ministre Jean Castex, jeudi 22 octobre, qui a annoncé l’étendue du couvre-feu, le préfet de Meurthe-et-Moselle, livrait ce vendredi matin les derniers chiffres de la propagation de la Covid-19 dans le département et les nouvelles mesures qui seront appliquées dès demain.

La Meurthe-et-Moselle a basculé en alerte maximale. Une décision prise par « anticipation » qui a surpris bon nombre de Lorrains. Jusqu’à présent le passage en couvre-feu s'appuyait sur un taux d’incidence global fixé à 250 et un taux d’occupation des lits à 30 % de réanimation. Le dernier conseil de défense, mercredi, en a décidé autrement afin de tenir compte des dynamiques du virus sur les territoires. Avec un taux d’incidence s’inscrivant à quasiment 200 pour 100.000 sur le département et 220 sur la métropole et un taux de positivité autour de 10 %, les conditions sanitaires montraient une nette dégradation en Meurthe-et-Moselle.

« La progression de l’épidémie suit une dynamique très forte », a confirmé Arnaud Cochet réaffirmant l’utilité du couvre-feu « pour casser la chaîne des contaminations » et « diminuer très fortement les interactions sociales et un certains nombre de rassemblements qui encore aujourd’hui sont admis sont tolérés ou autorisés ». « C’est un coup de frein brutal, on essaye d’anticiper d’une semaine, on y serait passé la semaine prochaine. Une semaine, ce sont aussi des gens qui n’iront pas à l’hôpital... » a ajouté le préfet. 

En un mois, les cas confirmés ont nettement progressé. En septembre, le taux d’incidence s’inscrivait à 50 pour 100.000, pour s’établir au 1er octobre autour de 70 puis vers la mi-octobre au niveau de 150 et aujourd’hui à 200 sur le département et 220 dans la Métropole du Grand Nancy. Un taux d’incidence particulièrement élevé dans la tranche des 20 à 29 ans où le taux s’inscrit à plus de 300, mais aussi pour la catégorie des 65 ans et plus, une population considérée fragile qui dépasse les 100 pour 100 000.

Concernant les taux de lits occupés en réanimation par les patients du Covid, dans le département, ils s’inscrivent aux alentours de 15 %, un taux qui permet encore de faire fonctionner les services hospitaliers de façon normale. Toutefois, si aucune tension n'est actuellement constatée, elle est attendue prochainement. Selon les projections des autorités sanitaires, « le seuil des 30 %, communément admis au-delà duquel les hôpitaux doivent s’organiser pour déprogrammer des opérations, pourrait être atteint dans 10 à 15 jours », affirme Dr Éliane Piquet, déléguée territoriale de l’ARS. 

 
Medecin covid 19SOS Médecins 54 à Vandoeuvre-lès-Nancy - photo ICN.fr 

Un contexte actuel qui rappelle la première vague

La propagation du virus s’accélère avec des signaux qui ne trompent pas. Sur une journée, l’assurance maladie peut compter désormais jusqu’à 327 nouveaux cas par jour avec 916 cas contacts dans le département. Des cas contacts qui inquiètent puisque certains d'entre eux pourront devenir à leur tour des vecteurs.

"Des cas qui viennent de partout..."
Dr Éliane PIQUET,  déléguée territoriale de l'ARS

Face à cette hausse qui se profile, les médecins travaillent actuellement sur la déprogrammation de l’activité hospitalière. Elle devra être progressive, assure Dr Piquet . « On doit surveiller le contexte sanitaire comme le lait sur le feu et ajuster en fonction de la vague qui va arriver », souligne-t-elle.   

« J’ai vécu la première crise et ce que je vis là, c’est ce que j’ai vécu au début du mois de mars avec des cas qui viennent de partout, de tous les départements avec des clusters homogènes », dit Éliane Piquet. Parmi les catégories touchées et selon les données issues du contact-tracing (assuré par les médecins généralistes, l'Assurance maladie et ARS), des patients qui ont un lien avec les collectivités, les MJC, les structures de travail... Sont en cause également, les soirées étudiantes ou des rassemblements familiaux tels que des mariages qui conduisent à créer des clusters de contamination en Meurthe-et-Moselle. Avec à l'arrivée un constat « Toute la population est concernée ».  

Un arrêté préfectoral entre en vigueur à compter de samedi minuit 

Dans un arrêté daté du 23 octobre 2020 qui sera en vigueur dès samedi le préfet de Meurthe-et-Moselle, a imposé un certain nombre de mesures restrictives.

Juridiquement le couvre-feu doit s'appliquer ce vendredi soir, à compter de minuit. Ce vendredi, les bars et les restaurants devront fermer, mais « tolérance » et « pédagogie » prévaudront. À compter de samedi, les bars et cafés seront fermés totalement dès minuit. 

Les restaurants pourront quant à eux rester ouverts jusqu’à 21 heures dans le strict respect du protocole sanitaire avec six personnes par table et distance d’un mètre entre les chaises de tables différentes. 

Pour la pratique du sport, les salles de sport fermeront pour la pratique des loisirs. Toutefois, une dérogation a été maintenue pour toutes les activités scolaires et parascolaires portant sur les gymnases, piscines... De façon à permettre aux enfants de poursuivre leurs activités sportives. 

Concernant les spectacles et compétitions sportives, la jauge a été ramenée à 1000 spectateurs.

Enfin l'attestation deviendra obligatoire à partir de 21h pour se déplacer (pour des raisons de travail ou motif impérieux, raisons de santé ). 

Des consignes données aux forces de police et de gendarmerie

Le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné des consignes aux forces de police et de gendarmerie afin de concentrer les contrôles sur les rassemblements qui pourraient se reporter sur les arrières salles de bar ou encore les réunions festives qui pourraient se dérouler ici ou là... 

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