octobre 22, 2020

Drone et hélicoptère : en Meurthe-et-Moselle, la répression accentuée dès ce week-end

Laurent Tarasco, directeur départemental de la sécurité publique de Meurthe-et-Moselle, Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle et Sébastien Dordhain, colonel commandant le groupement départemental de gendarmerie / DR Laurent Tarasco, directeur départemental de la sécurité publique de Meurthe-et-Moselle, Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle et Sébastien Dordhain, colonel commandant le groupement départemental de gendarmerie / DR
Meurthe-et-Moselle. Trois semaines après le début du confinement pour limiter la propagation du Covid-19 et alors qu’un certain relâchement semble perceptible, les contrôles pour traquer les déplacements injustifiés vont être renforcés dès ce week-end de Pâques...

Le soleil brille, le ciel affiche un bleu éclatant, les routes sont sereines... À l’aube du week-end de Pâques et à l’heure où les vacances de printemps débutent théoriquement, certains pourraient être tentés d’oublier les obligations liées au coronavirus et la réglementation très stricte s’appliquant aux déplacements. C’est contre ce type de comportement et d’une transhumance que les autorités entendent lutter en multipliant dès ce week-end les opérations de contrôles en Meurthe-et-Moselle comme dans tout le pays. Sur le terrain, les forces de police et de gendarmerie auront la tâche de veiller « au strict respect des restrictions de déplacement instaurées dans le cadre du confinement pour freiner la progression du Covid-19 ». 

« Le virus ne prend pas de vacances, il reste extrêmement contagieux ... »

Eric Freysselinard, Préfet de Meurthe-et-Moselle

« Le virus ne prend pas de vacances, il reste extrêmement contagieux, nous avons eu 136 décès dans le département, 163 personnes sont en réanimation » a rappelé ce vendredi 10 avril 2020, Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle au cours d’une conférence de presse évoquant « l’intérêt absolu » du respect du confinement afin d’éviter la propagation du virus.

La  police municipale de Nancy sur le qui-vive

D’abord appliqué à Nancy avant d’être étendu à la Métropole du Grand Nancy le 27 mars, le couvre-feu interdisant les déplacements de 22 h à 5 heures du matin a permis de réduire les mouvements en zone urbaine. Pourtant la municipalité par le biais de sa police municipale observe actuellement et depuis quelques jours une augmentation des verbalisations liées aux déplacements limités dans le cadre du covid-19, signe d’un comportement de relâchement de la part de la population. « Nous allons devoir accentuer encore les contrôles puisque ces derniers jours, nous constatons davantage de verbalisations sur la mise en œuvre des règles de confinement », annonce Laurent Hénart, Maire de Nancy.

Pour faire respecter les règles du confinement, à Nancy ce sont 25 policiers municipaux qui circulent en ville de 6 h à 22 h. Des patrouilles qui procèdent à des contrôles de voitures, de piétons et de cyclistes et depuis le 25 mars peuvent verbaliser les violations aux règles de confinement.

« En moyenne entre 15 et 20 verbalisations chaque jour sont réalisées par la police municipale sur un total de 800 à 1200 contrôles quotidiens », précise l’édile. Problème, depuis le début le 6 avril « le nombre de verbalisations a considérablement augmenté avec 41 verbalisations le 10 avril, 55 le 7 avril et 48 le 8 avril. Les rapports de la police municipale convergent avec les craintes de Monsieur le Préfet. Certains ont tendance à moins respecter les règles de confinement et de s’attrouper » affirme Laurent Hénart.

À ce titre, le maire de Nancy annonce le développement des patrouilles « dans tous les quartiers de la ville pour veiller à faire respecter les règles que le confinement impose ». Un dispositif associé à l’usage des services du centre de surveillance urbain (CSU) permettant de guider les patrouilles et d’identifier les lieux de regroupements. 

Plus de 4.500 verbalisations à ce jour au sein de la DDSP 54

Dans le cadre de ce week-end pascal correspondant au début des vacances, les services de la DDSP54 vont mettre en place environ 180 contrôles qui vont engager un peu moins de 250 fonctionnaires, a fait savoir Laurent Tarasco, directeur départemental de la sécurité publique de Meurthe-et-Moselle. Des contrôles dans les gares SNCF qui seront accentués à Nancy et à la sortie des agglomérations afin de contrôler les motifs de déplacement inter-urbain injustifiés. Ciblés également les contrôles de vitesse « dans la mesure où il y a moins de voitures en circulation et que certains roulent un peu plus vite ». À ce titre, la DDSP54 se mobilisera aux côtés des CRS autoroutières ou encore de la police aux frontières (PAF).

À Nancy, la police nationale axera durant ces quatre jours ses efforts avec « une action marquée sur les Rives de Meurthe » où les autorités redoutent certains pique-niques. La DDSP 54 mobilisera avec le déploiement de 6 à 8 patrouilles spécialement dévolues aux contrôles routiers et aux contrôles du confinement. 

Côté chiffres à la date d’hier, en zone police, 4564 verbalisations ont été dressées tandis que le couvre-feu en cours sur le Grand Nancy a conduit à 417 verbalisations, dont 70 % sur la seule ville de Nancy. En moyenne par jour dans la métropole nancéienne regroupant 20 communes, entre 175 et 180 verbalisations sont effectuées dans le cadre du confinement, dont une trentaine, chaque nuit. 

Un drone et un hélicoptère en zone gendarmerie

En zone gendarmerie, les miltaires seront également à pied d’œuvre pour faire respecter le confinement et empêcher notamment les départs en vacances. « Des postes de contrôles statiques sur les points de passage obligés seront positionnés sur les axes principaux et secondaires et également aux barrières de péages », déclare Sébastien Dordhain, colonel commandant le groupement départemental de gendarmerie. Concernant les habitants de Meurthe-et-Moselle qui souhaiteraient « prendre l’air », là encore, des patrouilles dynamiques seront déployées dans les villes et villages. 

Pour compléter ce dispositif exceptionnel, les gendarmes auront recours à un hélicoptère, mais aussi à un drone sur différents postes de contrôle avec réquisition du procureur de la République. Le drone équipé d’un haut-parleur pourra inviter les personnes à respecter les règles du confinement, repérer des éventuels regroupements de personnes et guider les patrouilles au sol vers ces lieux. Efficace et dissuasif. 

Depuis le 17 mars, 1700 verbalisations ont été dressées par les gendarmes et 5000 opérations contrôles menées sur le département. 

 

 

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