juillet 09, 2020

Covid-19 : confinement, stade 3, point de situation en préfecture de Meurthe-et-Moselle

SANTÉ. Pour lutter contre l'épidémie de Coronavirus Covid-19, le gouvernement a durci les restrictions en plaçant depuis midi la France en confinement général pour au moins 15 jours. Le point de la situation en Meurthe-et-Moselle. 

Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle, Eliane Piquet, déléguée territoriale de l’ARS Grand Est, Dominique Babeau, directeur départemental des finances publiques, ainsi que les représentants locaux de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale, de la DIRECCTE et de la DREAL, a dressé ce mardi 17 mars 2020, un point de situation sur le Coronavirus – Covid-19 en Meurthe-et-Moselle, ainsi que sur l’application des mesures annoncées hier par le Président de la République lors d’une conférence de presse. 

>> En vidéos : Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle / Eliane Piquet, déléguée territoriale de l’ARS Grand Est
Un confinement strict pour endiguer le virus

Restez chez vous ! Le mot d’ordre a été donné lundi soir aux Français. Depuis ce mardi à midi, des mesures de confinement ont été mises en œuvre pour limiter les trajets de l’ensemble de la population. Ainsi, il est admis désormais seulement les déplacements liés au « strict minimum » à savoir se rendre à son travail, porter assistance à une personne vulnérable, aller chez le médecin / à la pharmacie, faire ses courses, sortir son chien... Des déplacements cadrés et limités qui devront systématiquement être justifiés par une attestation individuelle à télécharger sur le site du gouvernement ou par celle de l’employeur. 

Depuis ce mardi midi, des points de contrôle ont été mis en place par les policiers et les gendarmes en Meurthe-et-Moselle. À Nancy, c’est une vingtaine de patrouilles qui ont été déployées sur Nancy. En cas de non-respect des mesures, les forces de l’ordre pourront dresser des procès-verbaux de 38 euros jusqu’à 135 euros.

En Meurthe-et-Moselle, déjà 100 demandes de chômage partiel 

Durement touchées par l’épidémie de coronavirus, le gouvernement a promis un soutien économique aux entreprises. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a annoncé ce mardi le déblocage de 45 milliards d’euros pour faire face à la pandémie par une série de mesures. En première ligne, un recours facilité au chômage partiel. Sont concernés les salariés qui ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail et qui restent en inactivité. Ils seront ainsi indemnisés par leur employeur à hauteur de 70 % du salaire brut et 84 % du salaire net, avec une contribution de l’État à hauteur du SMIC. Autres promesses, l’absence de délai de carence avec l’indemnisation immédiate. Une demande d’activité partielle qui se fait par l’employeur sur un site extranet, le serveur de l’Agence de service et de paiement (ASP). « Vendredi dernier, le site a été saturé, mais la situation a été rétablie ce mardi matin pour faire face à l’afflux. Déjà 100 demandes d’activité partielle autorisées ont été signées », indique François Merle, responsable départemental de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE).

Également destinées à favoriser la trésorerie des professionnels, le report automatique des échéances fiscales du mois de mars ou les remises d’impôts directs pour les entreprises en difficulté. 

« Le Plan blanc » déclenché au CHRU de Nancy

Avec 86 cas confirmés au Covid-19 en Meurthe-et-Moselle, les services de santé restent très mobilisés sur la gestion de l’épidémie. À ce jour, la grande majorité des patients est retournée à domicile avec l’objectif pour les équipes médicales de continuer à les suivre. Ce dimanche, le CHRU a déclenché son « plan blanc », conformément aux directives nationales, permettant de déprogrammer les opérations non urgentes pour faciliter l’accueil des patients en état grave au coronavirus. « Nous libérons des espaces et du personnel, de ce côté-là, nous avons bien avancé et nous en mesure de faire face à un afflux de patients », affirme Francis Bruneau, directeur général adjoint du CHRU .

Les prochains objectifs visent encore à déployer la télé-consultation pour les patients et à renforcer ces prochains jours la capacité de dépistage. Aujourd’hui, le CHRU est en mesure de faire 150 / 200 tests par jour, pour un travail H24. La semaine prochaine, le CHRU devrait pouvoir proposer 300 tests par jour. 

Bons plans

Ici-c-Nancy TV

Retrouvez-nous sur Facebook

L'agenda des sorties