avril 08, 2020

Manifestation des agriculteurs à Nancy : jour de colère (Vidéo)

Nancy et région. Des centaines d’agriculteurs ont convergé mercredi de leurs communes rurales à Nancy pour dénoncer les difficultés économiques et administratives auxquelles leur filière est confrontée.
Tracteur051114B
photo www ici c nancy fr

Nancy a vécu un mercredi aux sons des klaxons des 264 tracteurs qui ont envahi la ville suite à l'appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs qui appelaient à un mouvement national de protestation auquel les agriculteurs lorrains ont largement répondu. Ils étaient donc plusieurs centaines de paysans à arpenter les rues de Nancy et Épinal avec quelques banderoles évocatrices « la mort est dans le pré » ou encore « laitier sur la paille ».

Dès mardi matin, la circulation des tracteurs sur les différents axes de circulation notamment sur l’A31 et l’A330 a occasionné de forts ralentissements jusqu’à leur arrivée à Nancy où ils étaient près de 300 engins agricoles (264 tracteurs, dont 24 bennes selon la préfecture de Meurthe-et-Moselle). De nouvelles perturbations ont également été observées en fin de journée lorsque tous les tracteurs composant les cortèges de manifestants ont quitté les grands axes par l’A31, A33, A330 et principales nationales à 18 h 30. Sur les trajets retours, près de 80 km de bouchons cumulés ont perturbé notamment la circulation sur l’A31 dans le sens Toul / Metz ainsi que l’A33 et l’A330 vers Lunéville, précise encore la préfecture de Meurthe-et-Moselle.

Huit points de revendications

Lors de cette journée de mobilisation les agriculteurs à Nancy ont réalisé quelques actions d’éclat, ils ont ainsi déversé du lisier devant les portes de la cité administrative et de la préfecture ou encore déposé les panneaux de signalisation de nombreuses communes de Meurthe-et-Moselle. 

À travers ce mouvement, les agriculteurs veulent ainsi exprimer une dizaine de revendications. Ils réclament en particulier le retrait de la proposition de carte zones vulnérables ou encore de privilégier la production locale notamment en matière de restauration scolaire. Autre motif de colère, les contrôles et des réglementations qui concernent leur profession et notamment la transcription des directives européennes en droit français, selon Luc Barbier, président de la FDSEA 54 « l’administration française est très tatillonne sur la façon qu’elle doit transcrire le droit européen en droit français (...) et ne se contente pas d’appliquer le droit européen, elle le renforce en imposant des contraintes supplémentaires à ce que le droit européen dit ». 

Les agriculteurs sont à cran et le mouvement pourrait perdurer prévient la FDSEA 54 et JA 54 si les motifs de désaccords n’étaient pas entendus...

EN VIDÉO - Les interviews de Luc Barbier, Président de la FDSEA 54 et Claire CUNY, Vice présidente du syndicat Jeunes Agriculteurs 54 (JA) 

Retrouvez-nous sur Facebook

L'agenda des sorties

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim

Ici-c-Nancy TV