septembre 19, 2020

Retour à l'école : "il y a une demande sociale qui est forte" selon le recteur de l’académie de Nancy-Metz

Visite de l’école élémentaire du Placieux à Villers-lès-Nancy en présence de F. Werner, Maire de Villers-lès-Nancy, E. Freysselinard, Préfet de Meurthe-et-Moselle, L. Hénart, maire de Nancy, et J.M Huart, recteur de l’académie de Nancy-Metz, recteur de la région Grand Est - photo ICN.fr Visite de l’école élémentaire du Placieux à Villers-lès-Nancy en présence de F. Werner, Maire de Villers-lès-Nancy, E. Freysselinard, Préfet de Meurthe-et-Moselle, L. Hénart, maire de Nancy, et J.M Huart, recteur de l’académie de Nancy-Metz, recteur de la région Grand Est - photo ICN.fr
Éducation. La priorité était donnée aux écoles élémentaires, sur la base du volontariat, des milliers d'élèves de CP et de CM2 ont repris mardi matin le chemin de l'école dans l'académie Nancy-Metz.

Les écoles accueillaient jusqu’à présent les enfants des soignants, à compter de ce jour l’accueil s’est étendu pour concerner dans un premier temps les élèves de CP et de CM2. Dans l'académie Nancy-Metz près de 20 000 élèves sur 210 000. À l’école du Placieux à Villers-lès-Nancy, c’est une quinzaine d’élèves qui ont réintégré les cours soit « environ 20 % des élèves, parmi eux 5 enfants dont les parents travaillent à deux, sont des enfants de soignants ou d’enseignants », a indiqué Sophie Mercier directrice de l’établissement scolaire. Une rentrée sereine et à minima selon de nouvelles règles qui permet déjà à la directrice de se préparer aux rentrées qui suivront et concerneront lors des semaines à venir les autres niveaux. Un système qui fonctionnera ensuite « sur la base de l’alternance » en prenant en charge des effectifs de 15 élèves maximum selon le protocole sanitaire défini par le gouvernement. Concrètement sur les sept classes de l’école du Placieux, la directrice devrait faire travailler 3 classes le lundi et jeudi tandis que 4 classes seront ouvertes le mardi et vendredi. 

Pour les équipes enseignantes il a fallu se réorganiser  « enlever des tables », mettre en place des récréations décalées selon des « plannings très stricts ». 

Les écoliers, eux, ont été sensibilisés à cette nouvelle vie scolaire, avec un rappel des gestes barrières, et des outils comme des affiches et ressources pédagogiques... 


Questions à Jean-Marc Huart, recteur de l’académie de Nancy-Metz, recteur de la région Grand Est

Les élèves de CP et de CM2 sont de retour sur les bancs de l’école, combien d’élèves sont concernés ? 

Dans l’académie Nancy - Metz, la situation est différente. Vous avez des départements comme dans les Vosges où 89 % des écoles ont repris, aujourd’hui en Meurthe-et-Moselle, on est à peu près à 55 % des écoles, même si de grandes villes comme Nancy ou Metz ont rouvert toutes leurs écoles. C’est une situation diversifiée et surtout une situation dynamique puisque nous allons augmenter de semaine en semaine et nous atteindrons sans doute 8 écoles sur 10 ouvertes à la fin du mois. On est tout à fait mobilisé pour ça. 

Dans les écoles qui sont ouvertes, il y a entre 20 et 35 % des élèves qui ont repris. On sait déjà qu’il y a une demande sociale qui est forte, ce qui fait que la semaine prochaine il y aura davantage d’élèves, quasiment un doublement des effectifs, car les parents remettront leurs enfants progressivement. 

Une rentrée progressive marquée aussi par l’inquiétude des parents et des enseignants. Quel est votre message aujourd’hui  ?

C’est effectivement une rentrée progressive pour laquelle nous sommes vraiment attachés à ce que l’ensemble des consignes de sécurité soit respectée. Le protocole sanitaire est long, il peut paraître contraignant, mais c’est réellement une chance. Une chance parce que nous avons de manière extrêmement détaillée l’ensemble des moments de la journée, l’ensemble des gestes à respecter et des gestes à éviter. On vit avec le virus et on doit vivre encore quelque temps avec le virus, il y a vraiment une question d’éducation pour tous et ça passe aussi par l’école. Je crois vraiment qu’il faut que chacun se rassure. On met en place pour les élèves et pour les personnels l’ensemble des mesures de sécurité qui permettent d’avoir un retour progressif à l’école.

Deux mois passés hors des salles de classes ont-ils favorisé le risque de décrochage des élèves ?

Ce qui se passe dans « l’école à la maison » c’est qu’on perd un certain nombre d’élèves, on sait dans l’académie par exemple qu’on a en moyenne 3,5 % de décrocheurs. Dans l’éducation prioritaire, ça peut monter à 8 à 10 % comme dans les lycées professionnels. Il y avait vraiment un caractère urgent à ce que les élèves puissent revenir en classe et pour ceux qui en ont le plus besoin. C’est ce qu’on s’attache à faire avec toutes les municipalités et avec les équipes. 

Tous les élèves ne rentreront pas, pour les autres la continuité scolaire va devoir se poursuivre encore à la maison...

Nous avons un système hybride. Certains élèves sont à distance et d’autres en classe, on peut avoir une partie des enseignements à distance et une partie des enseignements en classe. J’ai dit à plusieurs reprises que c’était du cousu-main y compris pour la pédagogie et je crois qu’il faut rendre hommage aux professeurs qui vraiment s’adaptent et répondent vraiment présents à l’ensemble des adaptations.

Quid des collèges et des lycées de l'académie Nancy-Metz dont les rentrées n’ont pas encore été définies ?

Nous sommes dans une situation temporelle un peu différente, comme nous sommes en zone rouge, il a été effectivement dit qu’il faudrait regarder l’évolution de la situation sanitaire et à la fin du mois de mai, une décision sera prise pour le début du mois de juin. On a choisi de commencer par l’école primaire parce que les élèves sont inévitablement moins autonomes et parce qu’effectivement il y avait une urgence importante à ce qu’on puisse suivre tous les élèves et en laisser aucun sur le bord du chemin. 

Où en est-on dans la gestion des cantines scolaires ?

Les municipalités se mettent vraiment en ordre de marche pour pouvoir accueillir tout l’aspect périscolaire. Il y a des règles également pour les cantines scolaires, il y a des règles pour d’autres moments de la vie scolaire. Lorsque ce n’est pas possible et bien il y a des adaptations, ça peut aller jusqu’au repas tiré du sac. 

 

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