Imprimer cette page

Dernière ligne droite pour le Grand Nancy congrès-centre Prouvé

By Pierre Rolin octobre 09, 2012

NANCY - Deux ans après le lancement des travaux du projet de Centre de Congrès Prouvé à Nancy, André Rossinot, président de la Communauté Urbaine et l’architecte Marc Barani, présentaient à la presse l’avancée des travaux. 

rossinot congres
Photo André Rossinot présente le projet Grand Nancy Congrès - Crédit photo Pierre Rolin ICI-C-NANCY.FR

 

Situé en plein cœur de Nancy, à proximité de la gare ferroviaire, le centre de congrès s’insère dans un projet plus vaste de rénovation urbaine. Nommé Nancy Grand-Cœur, ce projet vise à créer une nouvelle centralité à la ville, développé autour d’un projet d’éco-quartier articulé autour de plusieurs modes de déplacements, tels que le ferroviaire, les transports en commun urbains et la voiture. Après la construction du bâtiment République, la déconstruction de la prison Charles III, l’ancien centre de tri postal, vide depuis quelques années, va donc accueillir dans les prochains mois ses premiers séminaires, expositions ou conférences… 

Le Président de la CUGN, a profité de la présentation pour justifier le choix du site et le besoin pour le Grand Nancy de se doter d’une infrastructure moderne permettant de répondre à la demande des sociétés, groupes et artistes… L’ancien palais des congrès, situé à quelques centaines de mètres construit en 1976, semblait trop vétuste pour la Commission de développement économique qui a déclaré nécessaire en 2003 la création d’un nouvel outil. Le choix de la localisation s’est posé pour les élus nancéiens, avec plusieurs solutions étudiées. Meurthe – Canal, carrières Solvay à Maxéville ont été des sites imaginés par les aménageurs, mais la proximité de la gare et l’intégration dans un nouveau quartier auront finalement fait pencher la balance en faveur du secteur gare. L’accessibilité semblant être l’argument prédominant pour un bâtiment voué à attirer des populations locales, mais aussi plus lointaines « Nous avons besoin de faire partager, de convaincre du besoin de la réalisation et de l’usage de cet outil remarquable », insiste André Rossinot, bien conscient que cet aménagement laisse encore de nombreuses personnes septiques, malgré que le projet soit en cours de réalisation. 

 

« C’est un projet au coût onéreux (75 – 80M d’euros), sans aucune aide des autres collectivités…à bon entendeur, salut ». A. Rossinot.

En 2004 la Communauté Urbaine lance un appel d’offres, suite à la validation du projet par le conseil communautaire et après avoir réfléchi l’ensemble des volets nécessaire à la bonne marche du dossier (typologie de congrès visés, réflexion sur la volumétrie, ou encore sur la capacité d’accueil et les services devant être intégrés dans le bâtiment). La question du montage juridique s’est également posé « Nous avons réfléchi à la mise en place d’un partenariat public-privé, mais ce dernier était trop complexe et finalement coûteux » précise A. Rossinot, qui finalement assure avec la CUGN le financement intégral de l’aménagement, sans l’aide des autres collectivités territoriales (Région, Département…). Suite à l’appel d’offres, 101 réponses ont été reçues. Pour le président du Grand Nancy, qui « souhaitait laisser libre cours aux urbanistes, intégrant ou non le bâtiment Prouvé» la surprise fut de taille lors de l’ouverture des plis. En effet la plupart d’entre eux proposaient des projets conservant l’architecture historique réfléchie par André et Claude Prouvé, identifiable par le timbre géant apposé sur la façade est du bâtiment. 

Sur cette centaine de projets, c’est celui de Marc Barani qui a été retenu par le conseil communautaire. Récompensé de « L’équerre d’Argent » en 2008, l’architecte du projet a profité de l’occasion pour expliquer son souhait de travailler la lumière rappelant que « la plupart des centres de congrès sont des objets plutôt en périphérie, et généralement des boîtes sombres » précisant que sa volonté était bien d’aller à l’inverse de cette réalité, en proposant un bâtiment lumineux tout en profitant de sa situation idéale en cœur de ville. L’idée de belvédère sur le secteur gare, tout en permettant aux Nancéiens de voir dans le centre de congrès, peut rappeler les logiques mises en place dans le Centre Pompidou Metz (fenêtres ouvertes sur les différentes évolutions de la ville). 

chantier prouve

 Crédit photo Pierre Rolin ICI-C-NANCY.FR

Aujourd’hui les travaux sont déjà bien avancés. L’ancienne ossature extérieure a été démontée puis reconstruite quasiment à l’identique, mais avec de nouveaux matériaux et proposera à terme une façade majoritairement vitrée, offrant une vue sur l’ensemble du secteur gare, cassant l’ancienne image de bâtiment replié sur lui-même, due aux activités postales. Le parking souterrain situé partiellement sous le bâtiment devrait accueillir les premières voitures dès la mi-janvier de l’année prochaine, et permettra la fermeture du parking Thiers afin de lancer là aussi les travaux de réaménagement de la place du même nom. Actuellement les travaux se concentrent sur la création des volumes intérieurs et sur les façades de la construction. Même si les travaux semblent loin d’être terminés, le centre de congrès prend doucement, mais sûrement forme, et proposera à terme de nombreuses salles de conférences, salle d’exposition, restaurant avec vue panoramique à son sommet… le tout à proximité de la gare ferroviaire de Nancy reliée à Paris via le TGV Est Européen. Le lancement de ce nouvel outil scellera le destin de l’ancien palais des congrès situé à côté du centre commercial Saint-Sébastien et dont l’avenir n’est pas encore défini...

Le reste de l’aménagement de la zone Nancy Grand Cœur prendra encore quelques années, avec l’aménagement de la place Thiers, de la place République (comprenant un réaménagement de la ligne T1), et les travaux sur les espaces libérés par l’ancien parking de la gare ou encore l’ancienne prison Charles III...

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Dernière modification le mercredi, 10 octobre 2012 09:16

Éléments similaires (par tag)