octobre 20, 2021

L'association des CCI Métropolitaines de France insiste sur "l'urgence" de rouvrir les commerces dits non-essentiels

FRANCE. Deux semaines après le reconfinement, l’Association des Chambres de Commerce et d’Industrie Métropolitaines (ACCIM) tire la sonnette d’alarme sur la situation des commerces notamment des secteurs du commerce et de la restauration vivant « un drame économique  ».

A l'issue d'un nouveau Conseil de défense sanitaire à l'Elysée, le Premier ministre Jean Castex s'exprimera, ce jeudi 12 novembre, dans l’après-midi. Le ministre pourrait annoncer de nouvelles mesures concernant le protocole sanitaire à l'école, la situation des commerces pourrait quant à elle restée la même. Face aux incertitudes et après deux semaines de confinement, l’Association des Chambres de Commerce et d’Industrie Métropolitaines (ACCIM) s'est exprimée mercredi afin de tirer la sonnette d’alarme sur une situation particulièrement dégradée des commerces notamment dans les secteurs du commerce et de la restauration victimes d'un « drame économique ». 

Guillemets
L'heure est grave
 

« Monsieur le Premier ministre, l’heure est grave, nos commerces de proximité ne se relèveront pas. Autorisez les commerçants à exercer leur métier sans tarder ! », exhorte Jean Luc Chauvin, Président de l’ACCIM au nom de l’ensemble des Présidents des CCI métropolitaines dans un communiqué.

« Nous sommes dans l’urgence. L’urgence de permettre à nos commerçants de retravailler pour éviter que près de la moitié d’entre eux ne mettent la clé sous la porte et pour sauver leurs emplois et ceux de leurs salariés. Ces commerçants ont acquis leurs stocks il y a des mois en vue des périodes de fin d’année. Aujourd’hui nous sommes sur le point de leur appliquer une double peine dont ils ne se relèveront pas : pas de ventes - donc pas de chiffre d’affaires - et l’impossibilité de récupérer leur mise en écoulant leur stock. Les produits saisonniers dans le secteur de la mode, les articles de fêtes, la gastronomie… seront durement touchés.», écrit l’ACCIM.

Le click & collect, un chiffre d'affaires généré encore loin du compte 

Unique perspective pour les commerçants privés d'ouverture, la formule de vente en click & collect, le système de précommande avec l'achat en ligne ou par téléphone suivi du retrait en magasin, pour écouler leurs produits. Mais cette dernière se révèlerait bien insuffisante, ce moyen permettant pour le moment tout juste aux commerçants d'atteindre 10 à 30 % de leur chiffre d’affaires.

Alors que le gouvernement doit à nouveau s'exprimer ce jeudi sur l'évolution du contexte sanitaire, l’ACCIM demande instamment « la réouverture des commerces au plus vite », avec un protocole sanitaire strict intégrant la limitation du nombre de personnes au m², le respect des gestes barrières, engagement du commerçant sur la régulation des flux et dans un deuxième temps d’autoriser le plus rapidement possible une ouverture sur RDV.

A l’approche des fêtes de Noël, « tout report de la réouverture des commerces serait contreproductif car il contribuerait à concentrer les flux d’achats et donc des flux de consommateurs dans nos villes à la reprise de l’activité », prévient l'ACCIM qui réaffirme que la réouverture des commerces est « un acte de première nécessité pour nos commerçants, pour nos villes et pour notre économie ».

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