Nancy : elle offre l'hospitalité, elle est séquestrée et violentée dans son propre appartement

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Nancy. Délogés par la police après avoir séquestré la locataire qui leur avait offert l'hospitalité, un homme et une femme ont été placés en garde à vue à Nancy. 

Les faits s'inscrivent dans une intention louable. Une femme de 50 ans connaissant deux SDF leur proposait de loger le soir chez elle pour qu’ils puissent « rester au chaud » et dormir sous un toit décent.Le couple acceptait et rejoignait, le 3 décembre au soir, une pièce de l'appartement de la bonne samaritaine situé rue du Joli Coeur à Nancy, mais dès le lendemain, la situation tournait court. L'hôte était séquestrée, violentée à coups de poing dans son propre appartement, nous précise une source policière.

Pour la retenir, la serrure de son propre logement était changée avec un serrurier, requis à ses frais. La quinquagénaire était séquestrée, le couple gardant l'utilisation de la clé et ne lui permettant que quelques heures de liberté uniquement pour faire les courses. « Si elle opposait un refus, elle était menacée de mort ». 

Le salut de la victime n'est dû qu'à la présence de deux autres SDF invités par le couple. Arrivés dans le logementet conscients de la gravité de la situation, ils filmaient discrètement et agissaient en alertant les sapeurs-pompiers de la présence d'une femme en détresse. Seulement, l'auteure présumée parvenait à tromper les sapeurs-pompiers en se faisant passer pour la victime. La parole des sans abris toujours inquiets sur la condition de la locataire, parvenaient finalement jusqu'aux oreilles des policiers, le 7 décembre au soir. Une intervention était engagée dans la foulée permettant l'interpellation les suspects en possession de la carte bancaire, du téléphone mais aussi de l'alliance de la victime.

D'après les investigations, l'utilisation de la carte bancaire de la victime, aurait permis, au couple, de retirer 770 euros et l'acquisition d'une grande quantité d'alcool et de nourriture pour un préjudice supplémentaire évalué à 1 000 euros.

Transportée à l'hôpital, la victime s'est vue délivrer 15 jours d'ITT. Placés en garde à vue à l'hôtel de police de Nancy, les auteurs présumés âgés de 35 et 38 ans, ont gardé le silence face aux enquêteurs de l'Unité des Atteintes aux Personnes (UAP). Ils étaient présentés ce vendredi en comparution préalable en vue d'une éventuelle comparution immédiate lundi devant le tribunal judiciaire de Nancy.