Vidéo. Anne Hidalgo à Nancy pour parler santé et solidarité (et présidentielle)

À l'invitation de Mathieu Klein, Anne Hidalgo, maire de Paris était à Nancy, ce vendredi 19 février. Un déplacement placé sous le signe de la santé et de la solidarité.

La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS) était à Nancy ce vendredi 19 février 2021, invitée par Mathieu Klein, maire de Nancy. Un déplacement placé sous le signe de la santé et de la solidarité, « à l’aune de la crise sanitaire et de leur attachement commun aux valeurs de justice sociale et d’égalité républicaine ». L’élue accompagnée de Mathieu Klein s’est notamment déplacée à l’hôpital Central où elle a rencontré des soignants, puis elle s’est rendue dans la galerie d’ARTEM où elle a échangé avec des étudiants. 

Lors d’une conférence de presse en ville de Nancy, la maire de Paris qui n'a pas encore officiellement annoncé sa candidature, a fait part de sa volonté de prendre sa part au débat démocratique dans le cadre d’une tournée nationale dans laquelle elle rencontrerait des élus de tous les bords politique pour prendre sa part à la campagne présidentielle. « J’irai partout où l’on m’invitera », a-t-elle indiqué . 

Une venue à Nancy qui a permis à l’élue d’échanger sur le terrain de sujets importants. Notamment des conditions de travail des soignants parce que « l’hôpital n’est pas une entreprise comme les autres et qu’elle travaille sur l’humain » appelant à sortir des indicateurs comptables. Et à s'unir sur « ce qu’on a appris collectivement de cette crise et sur ce qu’il ne faudra surtout pas oublier dès que l'on en sortira ». Puis d’aborder, la question étudiante et la précarité qui nécessitera un plan pour accompagner les jeunes en difficulté. 

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190221 Hidalgo KleinAnne Hidalgo et Mathieu Klein à Nancy / photo Ici-c-Nancy

« J’ai très peur de ce qui peut se passer en 2022 », Anne Hidalgo

Anne Hidalgo a également appelé à écrire collectivement les enjeux de demain. « Dans un peu plus d’un an, il y a une échéance majeure, une élection présidentielle, c’est maintenant qu’il faut dire ce que l’on voit, ce qui va bien, ce qui ne va pas bien, quelles sont les choses qu’il faudrait réparer dans la société... Il faut qu’on pose un regard, qu’on essaye de partager avec le plus grand nombre avec les Français sur tous les territoires. Les échéances comme celle que l’on aura dans un peu plus d'un an au-delà que c’est le choix d’un homme ou d’une femme, c’est quand même le choix d’une orientation », a déclaré l’élue. 

« C’est cet exercice démocratique que l’on veut essayer de faire vivre à partir de nos expériences d’élus ». « Nous sommes dans un paysage politique fracturé plein de doutes et d’incertitudes. J’ai très peur ce qu’il peut se passer en 2022. Et je n’ai pas du tout envie que mon pays, notre pays, connaisse le chaos qu’il connaitrait si l’extrême droite arrivait au pouvoir. Et je pense que la meilleure façon d’éviter ça, c’est de faire en sorte que la démocratie vive, que le débat démocratique puisse se faire respectueusement. Et que ce débat sur ce que l’on veut puisse avoir lieu. Ce temps, il faut qu’il ait lieu avec les Français partout sur le territoire, à ma modeste place, d’aller rencontrer les élus, des associations, des organisations syndicales... Rencontrer, discuter, élaborer, construire ensemble. Et ce tour de France c’est une façon aussi d’aller écouter, de mettre en lumière les choses extraordinaires mises en place... », a-t-elle ajouté. 

« N’est-ce pas plutôt une chance pour un pays démocratique et une république éclairée comme la France de pouvoir s’appuyer sur l’expérience de terrain je pense que c’est fondamental ... La solidarité c’est le socle salvateur de la République », a affirmé Mathieu Klein.