Vidéo. Nancy : les policiers rassemblés pour réclamer "des actes" et de la reconnaissance

Environ 150 policiers se sont rassemblés lundi 20 juin devant l'Hôtel de police de Nancy / photo ICN.fr Environ 150 policiers se sont rassemblés lundi 20 juin devant l'Hôtel de police de Nancy / photo ICN.fr
Vidéo. A l'appel de l'intersyndicale Unité SGP Police FO, Alliance et UNSA, près de 150 policiers se sont rassemblés devant le commissariat de Nancy. 

La colère gronde toujours dans les rangs policiers, après une action place Stanislas jeudi dernier, les forces de police ont à nouveau protesté contre les propos de Christophe Castaner sur la remise en question des techniques d’interpellation, les accusations de violences policières et les sanctions en cas de « soupçons avérés » de racisme.

À l’appel de l’intersyndicale, ils étaient une centaine de policiers en civil ou en uniforme à se réunir lundi en début d’après-midi devant l’hôtel de police pour exprimer leur désapprobation aux annonces de leur Ministre en brandissant des banderoles « Dans la police, un seul projet, la République. Nous ne sommes pas vos ennemis ».

Les agents ont ensuite symboliquement jeté leurs menottes et leurs brassards à terre. Une minute de silence a été respectée pour les policiers morts ou blessés en service, un moment  suivi d’un chant de la Marseillaise. 

Une profession sous tension

Malgré des rencontres avec les syndicats et l’allocution dimanche soir du président de la République pour rassurer les forces de police, les policiers disent encore attendre du gouvernement « des actes » et « un vrai soutien ». Parmi les revendications, « une amélioration des conditions de travail » , mais aussi une présomption d’innocence pour tous alors que dans la police « un simple soupçon de racisme suffit à vous mettre de côté », dénonce David Ghisleri du syndicat Alliance Lorraine police nationale. 

« Ce rassemblement était destiné à faire passer un message fort », commente Régis Peiffer, porte-parole de l’intersyndicale Unité SGP Police FO, Alliance et UNSA revendiquant le sentiment de colère des policiers désavoués « lâchés par le premier policier de France en lequel les policiers ne se reconnaissent plus ».

Des rassemblements similaires étaient organisés ce vendredi dans d'autres grandes villes de l'hexagone.