décembre 05, 2020

L’adieu à Sean Connery

Sean Connery en James Bond. et en robe de bure (« Le nom de la Rose »)


Aux malheurs de l’année 2020, s’ajoute depuis samedi le décès, à 90 ans, de Sean Connery. Un acteur admiré et bien aimé qui nous quitte en ce week-end de Toussaint, ce qui, vous en conviendrez, s’appelle réussir sa sortie.  

Rien à voir avec son entrée en ce bas monde, le 25 août 1930, suivie d’une enfance pauvre à Édimbourg. À 8 ans, il livre du lait le matin et devient apprenti boucher après l’école. Au point qu’à 17 ans, Sean, l’écossais, s’engage pour sept ans dans la Royal Navy, mais sera libéré de cet engagement suite à un ulcère. S’ensuivent différents jobs, camionneur, maçon, vernisseur de cercueils, garde du corps. Jusqu’au premier virage artistique : passionné de peinture, il étudie au College of Art d’Édimbourg. Puis, dans les années 50, débute au théâtre et au cinéma.

La chance de sa vie

Premiers films : « Les criminels de Londres » de Montgomery Tully en 56, suivi en 57 du « Train d’enfer » de Cy Enfield et de « La plus grande aventure de Tarzan » en 1959. C’est parti.

Et plutôt bien, car en 1961, le London Express organise un concours afin d’élire l’acteur le plus apte à incarner James Bond à l’écran. Surprise : Sean Connery l’emporte sur 500 candidats. Coiffant au poteau David Niven, James Mason et Cary Grant, tous pressentis pour le rôle. La chance de sa vie.

Des James Bond, il en tournera sept. Dont « Goldfinger » doré sur tranche. Et même si, au départ, l’auteur Ian Fleming, n’est pas très convaincu par cet acteur inconnu, sa femme, enthousiaste après la projection de « James Bond contre Dr No », le convaincra. Et les spectateurs aussi. Ravis du sourire à fossettes, de la virilité et de la séduction naturelle de Sean Connery, sans oublier son art de manier une Aston Martin aux pare-chocs meurtriers, d’avoir à l’usure le méchant Fu Manchu et de tendre la main à Ursula Andress sortant de l’onde.

Mort aux Bahamas

Une série qui fit sa gloire, mais ne doit pas faire oublier l’acteur en robe de bure du « Nom de la Rose » de Jean-Jacques Annaud (1985) , ses cinq films tournés avec Sydney Lumet dont « La colline des hommes perdus » et surtout un Alfred Hichcock top niveau, « Pas de printemps pour Marnie » en 1964 avec la frémissante Tippi Hedren. Son plus beau travail d’acteur, peut-être.

Séducteur à l’écran et un peu aussi dans la vie, il se maria deux fois. Avec Diane Cilento dont il eut son unique fils, Jason, également acteur. Et en 1975 avec l’artiste peintre franco-marocaine Micheline Roquebrune.

Souffrant depuis quelque temps, il est donc décédé ce 31 octobre aux Bahamas où il résidait. 

Quand Gary Cooper s’éteignit à 60 ans, quatre de ses amis, James Stewart, Jack Benny, Samuel Gpldwyn et William Goetz portèrent son cercueil. Ce serait bien que quatre acteurs prestigieux fassent de même pour Sean Connery. Disons : Robert Redford, Michaêl Douglas, Kevin Costner et, bien sûr, Daniel Craig, son actuel successeur dont on attend l’ultime prestation en James Bond : « Mourir peut attendre ». Pour Sean, elle n’attend plus. L’heure a sonné.  


  Fiona Franchi.

 

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