octobre 24, 2020

« Le cas Richard Jewell » : Clint en grande forme 

Sam Rockwell (l’avocat) et Paul Walter Hauser (Richard)
Résumé du film : Le 27 juillet 1996, aux J.O. d’Atlanta, l’agent de sécurité Richard Jewell découvre un sac rempli d’explosifs sous un banc. Il déclenche l’alerte et évite le pire. Car, lors de l’explosion, il n’y aura « que » deux morts et une centaine de blessés. D’abord encensé comme un héros, Richard voit l’opinion se retourner contre lui quand le FBI, soutenu par les médias, laisse entendre qu’il pourrait bien être le poseur de ladite bombe. La machination est en marche.

Voilà un film qui, au départ, a presque tout contre lui. Un titre peu excitant, une affaire célèbre aux States, mais inconnue chez nous. Et pas de vedettes, hormis la grande Kathy Bates (qui joue la mère) et l’excellent Sam Rockwell (l’avocat). Mais Clint Eastwood (90 ans aux prochains muguets) fait fi de ces handicaps.

Deux accusateurs 

Car l’intérêt du film est justement dans l’anonymat initial de ses personnages. Richard Jewell, trentenaire obèse (Paul Walter Hauser), personnage complexe et agaçant qui vit toujours chez maman. Watson Bryant (Sam Rockwell), un avocat fluet qui ne croule pas sous les affaires, mais va se révéler d’une efficacité redoutable. Et deux accusateurs qui ne vont guère faire honneur à leur corporation. Tom Shaw, l’agent du FBI (Jon Hamm) acharné à transformer Jewell en coupable. Et Kathy Scruggs (Olivia Wilde, excellente) prête à tout pour décrocher un scoop...même à séduire le précédent.

Un univers d’arrivistes que Clint Eastwood filme sans pitié. Car son but à lui c’est de montrer le vrai parcours de combattants du duo Richard-Watson pour faire triompher la vérité. Tout ce qu’il leur faut endurer (l’embrouille du suspect, le harcèlement des médias et même la mise sous clef des...tupperwares de la mère) pour garder l’énergie du combat. Et clamer leur douleur lors de deux scènes qui vous mettent la larme à l’œil. Un : le discours maternel face à la presse (« s’il vous plait, lavez l’honneur de mon fils »). Deux : l’interrogation froide de Richard au FBI (« Que ferez-vous quand le poseur de cette bombe recommencera ? »).

L’hommage à Michael Johnson

Ce criminel, Éric Rudolph, sera choppé six ans plus tard. Et Richard Jewell retrouvera son poste au commissariat, mais son cœur lâchera prématurément à 44 ans. Quant à la beauté des J.O. d’Atlanta dont le sportif Clint entrelarde son film avec quelques flashes,il ne nous permet pas de voir « notre » Marie-José Perec qui rafla les titres olympiques des 200m et 400m, mais les victoires de son homologue, l’impressionnant Michael Johnson qui, en plus, s’octroya le record du monde du 200 m en 19,32 secondes. Clint ne pouvait pas passer à côté.   


Fiona Franchi

Sortie du film : 19 février 

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