février 22, 2020

Interview de l'équipe du film « L'Esprit de Famille »

Eric Besnard, Guillaume de Tonquédec  (Photo Clélia Scopel) Eric Besnard, Guillaume de Tonquédec  (Photo Clélia Scopel)

Résumé du film : Enervé par son père alors qu'il se concentre sur sa prose, un écrivain le chasse de son bureau. Las, à peine sorti, le père meurt : foudroyé. Pour le fils, au chagrin s'ajoute alors le remord. Mais, l'Au Delà faisant parfois bien les choses, le fantôme du père lui rend de petites visites... Et le dialogue s'installe.  


Avant de tourner en février dans notre région « Une affaire française », mini série pour TF1 sur « L'affaire Grégory» (où il campera le gendarme Sesmar), Guillaume de Tonquédec a fait escale à l'UGC Ludres pour présenter avec son réalisateur, Eric Besnard, cet attachant  « Esprit de famille ». Lui, tout en gris, Besnard en bleu marine.  Normal, ils ont tourné dans le Morbihan.

Diriez-vous que le personnage de Guillaume de Tonquédec, vous ressemble...beaucoup  ?

-Eric Besnard : Il me ressemble, car j'ai commencé à écrire le film à la mort de mon père. Et que je connais bien le dilemme entre l'imaginaire et le réel puisque je suis auteur. Donc les deux problématiques centrales sont miennes. Pas le reste.

Dialoguer avec un défunt, ça vous est arrivé ?

-Eric : A partir du moment où vous perdez quelqu'un, vous dialoguez souvent avec. A voix basse ou haute. C'était aussi ma façon de me cacher. Ou de camoufler l'égoïsme du deuil, car on s'imagine toujours être seul à souffrir. Ce qui est faux. Le découvrir va donc lui permettre de s'ouvrir aux autres. Et de renouer notamment avec sa femme et son fils.

C'est assez gonflé de faire apparaître le défunt ! Comme au théâtre en fait

-Guillaume de Tonquédec : Oui, comme dans une pièce de Shakespeare. C'est une idée très forte de la part d'Eric. Et pleine d'espoir, car ce qui me manque des gens que j'ai aimés et qui ne sont plus là, c'est que j'aimerais bien avoir leur avis. Sur la politique, un film, un match de foot ou la vie de famille. En regardant ce film, drôle et touchant à la fois, on prend justement le temps de se dire : «Ai-je assez pris le temps de dire à untel que je l'appréciais ? »

C'est la première fois qu'un mort a un si grand rôle ! Pourquoi joué par François Berléand ?

-Eric : Parce que je le connais depuis très longtemps. Il n'a pas joué dans tous mes films, mais pour celui-là, c'était même pas négociable. Autre motif : il connaissait bien mon père qui l'appréciait.  Car François est plus hédoniste, plus doux et beaucoup plus anglais que cynique.

La bande-son signée Cat Stevens (« Father and son ») était-ce également non négociable ?

Eric : Absolument. Je l'ai annoncé également d'emblée à mon producteur. Car le rapport père-fils c'est la colonne vertébrale du film. De plus, je savais que le personnage central, et apparemment bloqué, que joue Guillaume, allait devoir craquer. Et que cette musique là, déclencherait ça.

Vraiment superbe cette maison de famille en bord de mer !

-Eric :Trouvée dans le golfe du Morbihan. Il fallait en effet un lieu douillet, trop lourd pour une femme seule (la mère que joue Josiane Balasko) mais entourée par une nature bien présente, car c'est l'histoire d'une réouverture aux autres. Seule problématique technique : s'adapter à la lumière changeante. Ce que nous avons fait.     

Fiona Franchi


Sortie du film : 29 janvier

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