février 22, 2020

Critique du film « LES FILLES DU DOCTEUR MARCH »

Meg (Emma Watson), Jo (Saoirse Ronan), Amy (Florence Pugh) et Beth (Elsa Scanien)

Résumé du film : Revisite, cette fois par Greta Gerwig, du chef d'œuvre de Louisa May Alcott,« Les quatre filles du docteur March ». Paru en 1868, trois ans après la guerre de Sécession, il cible la vie, à Concord dans le Massachusetts, d'une famille dont le père, pasteur envoyé au front, fait cruellement défaut au chiche quotidien de l'épouse et de ses enfants. Qu'importe: débrouillardise, privations et générosité de riches voisins vont suppléer à leur quotidien sommaire. 

Le chiffre a disparu du titre de cette cinquième version cinématographique, mais, rassurez-vous, les demoiselles March sont toujours quatre. Meg, l'ainée (Emma Watson) attirée par la danse, la fougueuse Jo (Saoirse Ronan) écrivaine dans l'âme, Amy (Florence Pugh), apprentie peintre et la fragile Beth (Elsa Scanien), pianiste douée. Sans oublier Mary, leur mère (Laura Dern) et la pinailleuse tante March (Meryl Streep) toute en œillades assassines.

Formidable Saoirse Ronan                  

Ce qui surprend d'entrée et embrouille un peu, c'est le choix de Greta Gerwig d'alterner deux époques. L'adolescence échevelée et batailleuse des sœurs March et leur passage à l'âge adulte plus modéré et réfléchi. Ce qui demande, de la part du spectateur, une réadaptation permanente au récit. Gymnastique intellectuelle qui nous réserve cependant de beaux moments.

Car dans ce roman féministe, s'impose le bouillant tempérament de la sororité March. La combative Jo  en tête (remarquable Saoirse Ronan). Une jeune femme qui a compris que l'histoire de sa famille était son meilleur sujet. Et qui accouche de ce livre comme on porte un enfant. Surveillant sa composition, veillant à sa sortie des presses, caressant sa couverture et arrachant sans faiblir ses droits d'auteur à l'éditeur malin. Le tout dédicacé à sa sœur Beth dont elle a veillé l'agonie jusqu'au bout.

Touchant Timothée Chalamet

Pour donner la réplique amoureuse à une actrice d'un tel tempérament, il fallait un acteur solide. Il l'est. C'est Timothée Chalamet (Laurie) dont la grande scène de dépit amoureux dans un parc automnal est le sommet du film. Parce qu'incapable de convaincre Jo de son amour, il vous arrache une larme en lâchant : « Tu réussiras ton livre, tu te marieras et je devrai voir ça.. .» Et qui finira lui même par épouser Amy,l'autre sœur...pour rester dans la famille March et voir de loin sa chère Jo s'amouracher d'un français, (Louis Garrel) qu'on est tout surpris de découvrir dans ce casting.

Dans ce film où, curieusement, ce sont les hommes qui font battre le cœur, s'impose aussi dans un rôle bref mais inoubliable, Chris Cooper, le grand-père Lawrence. Car c'est lui qui offre à la fragile Beth l'une des ultimes joies de sa courte vie en mettant son piano à sa disposition. Et qui, tapi dans l'escalier, bat la mesure de la sonate joliment exécutée par Beth. Si vous n'avez pas la gorge serrée à ce moment-là...     

Fiona Franchi 


Sortie du film : 1er janvier

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Dernière modification le dimanche, 05 janvier 2020 18:23

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