février 28, 2020

Interview. « Le Meilleur est à venir » : surtout quand l'amitié sauve

Patrick Bruel, Fabrice Luchini / Copyright Mika Cotellon-Chapter Patrick Bruel, Fabrice Luchini / Copyright Mika Cotellon-Chapter

Résumé du film : Se croyant réciproquement au bord de la tombe, suite à un quiproquo médical, deux amis d’enfance décident de rattraper le temps enfui. D’où virée amicale basculant dans la mélancolie.


Sept ans après « Le prénom » et ses 3 millions d’entrées, revoici le duo Mathieu Delaporte-Alexandre de la Patellière. Une équipe qui a eu du mal de se remettre de la mort de Valérie Benguigui, vedette du « Prénom », puis de la maladie ayant frappé Mathieu Delaporte. Alors, pourquoi ne pas affronter le sujet de front en filigrane d’une équipée amicale ? Chose dite, chose faite. Avec un duo inédit : Fabrice Luchini-Patrick Bruel.

Est-ce un film médical ?

Mathieu Delaporte : Non, c’est plutôt l’inverse. A savoir un film sur l’amitié avant et après une maladie difficile. On a certes travaillé le côté médical en voyant des médecins et lu pas mal autour de tout ça.  Mais c’était plus pour s’en libérer et ne pas dire de contre-vérités.

Mais qu’est-ce qui a déclenché ce sujet-là ?

Alexandre de la Patellière : Il y a eu un double déclenchement. D’abord « Le Prénom » qui était un domino positif. Première pièce puis premier film co-réalisé ensemble et succès à l’arrivée. Ce qui a formé un groupe humain très fort. Groupe affecté par la maladie puis le décès de Valérie Benguigui. On a donc vécu au même moment deux émotions contradictoires. D’où l’envie d’écrire sur cette matière-là.

Mathieu : Alex s’est alors souvenu d’un psy américain auteur de « La méthode Schopenhauer »qui traite de ça. Un psy qui, atteint d’un mélanome, apprend qu’il va mourir et se demande quoi faire du temps qui lui reste.  Je le lis et découvre que ledit mélanome dont il parle ressemble à une tache que j’ai sur la cuisse. Je consulte, on m’opère deux fois et tout se termine bien pour moi. En me passant, ce livre Alexandre m’a donc sauvé la vie.

Quel lien entre cet événement douloureux et le sujet finalement traité ?

Alexandre: Eh bien on a trouvé ainsi le sujet du quiproquo que nous voulions traiter. Entre un homme qui n’arrive pas à parler et un autre qui ne parvient pas à entendre. Car dans tout dialogue, il y a ce que vous dites et ce que l’autre entend. On cherchait donc un axe de comédie pour inverser les choses. Car ce qu’on cherche depuis des années, c’est de rire de ce qui nous fait peur.

Ainsi que du lien très fort d’une amitié d’enfance.

Alexandre : Oui, car la famille, les amis, l’amour, ça aide à traverser la vie. C’est plus marrant à plusieurs. Et les amitiés d’enfance permettent de rester liés. Même si la vie vous emmène dans des chemins différents. Les conjoints et conjointes en sont d’ailleurs toujours estomaqués.

Luchini et Bruel ont des personnalités fortes et pas mal d’orgueil. Comment se sont-ils supportés ?

Mathieu : On s’est bien sûr posé la question. Vont-ils se manger le nez ? Or, ça s’est bien passé, car ils s’étaient déjà rencontrés sur « Prof » et en avaient gardé un bon souvenir. Ce ne sont pas des amis, mais le lien entre eux existait. Comme on connaît Patrick depuis dix ans, il s’est mis un peu en retrait au début de ce tournage pour que nous ayons le temps de développer une relation avec Fabrice. Lequel a senti qu’il n’y aurait pas de match et que ce serait un tournage heureux. Et ça l’a été avec beaucoup de ping-pong entre nous tous.     


Fiona Franchi

Sortie du film : 4 décembre

Retrouvez-nous sur Facebook

L'agenda des sorties

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Ici-c-Nancy TV