Grand Nancy. Retenue contre son gré dans une chambre d’hôtel, la victime retrouvée nue et prostrée

Nancy- La police est intervenue lundi dans un hôtel de Houdemont, près de Nancy, pour venir en aide à une femme retenue contre son gré. La mise en cause âgée de 49 ans a été placée en garde à vue, sa victime âgée de 52 ans retrouvée nue et prostrée a été transportée à l’hôpital central de Nancy. 

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Les faits se sont déroulés lundi vers 14 heures à l’hôtel IBIS Budget Porte Sud à Houdemont. Ce jour-là, les policiers sont informés qu’une femme est retenue contre son gré dans une chambre. Avec le nom de la mise en cause, une équipe de patrouille se rendait sur place, échangeait quelques informations avec le réceptionniste et se présentait à la porte de la chambre. La femme recherchée ouvrait et les policiers pouvaient constater la présence d’une autre femme allongée, enveloppée et complètement nue dans une couverture.

Les forces de police rentraient et questionnaient la femme qui restait « complètement prostrée, consciente, mais faible » a détaillé la police. Sur le corps de la victime, de nombreux hématomes, au moins une fracture et « une touffe de cheveux qui a été arrachée ou coupée » selon la police. Muette, la quinquagénaire a été conduite à l’hôpital central à Nancy pour y être examinée, elle s'est vue délivrer une ITT supérieure à 8 jours. L’auteure âgée de 49 ans a été interpellée puis placée aussitôt en garde à vue à l’hôtel de police. Entendue ce mardi par les enquêteurs, la mise en cause, connue des services de police pour des faits de violence et des infractions liées aux stupéfiants, a affirmé qu’elle aidait sa victime dans la vie de tous les jours. 

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime âgée de 52 ans habite dans le même immeuble que la mise en cause à Nancy. Des faits d’abus de faiblesse pourraient avoir commencé il y a plusieurs mois. La victime avait en effet une mesure de protection levée depuis 3 ans, de tutelle, « c’est une personne fragile, de santé précaire » a indiqué la police. L’auteur a profité de la carte bancaire de la victime pour retirer de l’argent et percevoir ainsi les aides sociales de la victime, le préjudice financier est en cours d’évaluation. La mise en cause payait les chambres d’hôtel en liquide et s’est fait accompagner au moins une fois dans les hôtels par deux jeunes filles, des sœurs nées en 91 et 94, placées elles aussi en garde à vue. La police apprendra que la mise en cause avait également réservé une chambre d’hôtel à Neuves-Maisons ce vendredi.

Les trois femmes devraient être présentées devant un magistrat ce mercredi. La victime a déposé plainte contre la mise en cause, elle dit avoir subi des violences.