Nancy : sur Facebook il sollicitait des faveurs sexuelles auprès de mineures

Nancy. Un Nancéien a été placé en garde-à-vue ce mardi, il est soupçonné d'être entré en relation pendant plusieurs années avec des mineures sur internet pour obtenir d'elles des faveurs sexuelles.  L'homme inconnu des services de police a reconnu les faits et a été placé sous contôle judiciaire, a-t-on appris de source policière.

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Ce sont les plaintes de certaines mamans inquiètes qui ont permis à l’enquête traitée par l’UPS, l’Unité de Protection Sociale de la sûreté départementale de démarrer au mois de juin 2015 pour "corruption de mineurs sur un réseau de télécommunication". Des inquiétudes nourries que les enquêteurs vont en quelques mois étayées jusqu’à établir des preuves. Des agissements qui duraient depuis quatre ans, et pour lesquels il utilisait des pseudonymes, des faux profils et même des profils féminins. Selon les informations de la police, l’homme, un Nancéien de 27 ans, contactait dans un premier temps des jeunes filles mineures et majeures sur Facebook pour être accepté en « ami ». Après des échanges sympathiques et lorsque le contact était bien passé, il tenait des propos sexuels et demandait à ses victimes de lui envoyer des photos intimes par l’intermédiaire de l’application Snapchat.

"Il savait pertinemment qu’elles étaient mineures" (une source policière)

Ce dernier n’oubliait pas d’envoyer des photos et des vidéos de son anatomie et de partager des clichés d’argent pour proposer de rencontrer ses victimes et d’avoir une relation sexuelle avec elles. Pour le moment, dix victimes mineures âgées de 14 à 17 ans ont été recensées grâce à la réquisition au parquet du téléphone portable de l’auteur présumé. Interrogées par la police, toutes les adolescentes ont relaté le même mode opératoire. Un manège qui a pris fin ce mardi mardi 15 septembre date à laquelle l’homme a été interpellé puis placé en garde à vue à l’hôtel de police de Nancy. Face aux enquêteurs, l’homme, inconnu des services de police et qui exerce une profession, a reconnu les faits et admis des relations sexuelles avec certaines contre de l’argent, dans sa voiture ou à son appartement.  L’homme a été présenté jeudi matin, à 10 h en vue d’une ouverture d’information. Il a été laissé libre après avoir été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.