Nancy : petits deals entre étudiants

Nancy. Une rixe a permis aux policiers de mettre à jour un trafic de stupéfiants mené par un étudiant nancéien...

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Dimanche 13 octobre à 17 h, une patrouille de police intervenait pour une rixe dans les communs d'un immeuble du centre-ville de Nancy. Sur place, les forces de l'ordre constataient que la bagarre était terminée, mais un témoin les informait qu'un des deux protagonistes venait de prendre la fuite dans les étages alors que le deuxième avait pris la poudre d'escampette. Suivant les déclarations du témoin, les policiers se rendaient au dernier étage de cet immeuble et constatait la présence un homme le nez en sang à travers la porte d'un appartement restée ouverte. Les fonctionnaires se présentaient et à la vue de ces derniers l'homme blessé s'empressait de jeter un sac dans une chambre alors que d'autres locataires âgés d'une vingtaine d'années, tous étudiants étaient également présents dans l'appartement. Les policiers après autorisation accordée par ces derniers pénétraient dans l'appartement dans lequel se dégageait une très forte odeur de cannabis. Si les étudiants reconnaissaient consommer et détenir de petites quantités de stupéfiants, de 5 à 25 g, les policiers se concentraient sur le jeune homme blessé suite à la rixe et qui venait de se débarrasser d'un sac.

À la demande des forces de l'ordre, le jeune homme se rendait dans la chambre pour ramener le sac jeté que les policiers ne reconnaissaient pas, avant de montrer le bon sac qui contenait 500 g d'herbe de cannabis et qui appartenait à un quatrième individu absent au moment des faits. Avisé par ses parents, le jeune homme de 23 ans demeurant à Nancy se présentera de lui-même à l'hôtel de police à 23 h. Entendu par les hommes de la brigade des stupéfiants de la sûreté départementale, il a reconnu la possession des 500g d'herbe, mais aussi l'existence d'un trafic depuis janvier 2012 pour financer selon ses dires sa propre consommation. Il est sorti libre de l'hôtel de police avec une convocation en poche pour 2014 alors que les autres colocataires, également placés en garde à vue et qui avaient reconnu les faits d'usage de stupéfiants font l'objet d'un rappel à la loi par le délégué du procureur. 

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