Cadavre démembré de Villerupt : la concubine écrouée à Nancy

NANCY. La principale suspecte dans l'affaire du cadavre démembré de Villerupt a été écrouée et placée en détention  jeudi pour "meurtre et atteinte à l'intégrité du cadavre" a précisé Yvon Calvet au cours d'une conférence de presse jeudi au parquet de Nancy.

Yvon.Calvet

Yvon Calvet, procureur adjoint au parquet de Nancy et Alain Couic, directeur du SRPJ ont apporté jeudi quelques précisions sur la chronologie des faits. Crédit photo ici-c-nancy.fr

Les faits remontent au 9 janvier dernier date à laquelle une macabre découverte d'un crâne humain dans les bois de Villerupt était faite par un agent ONF. Des fouilles avaient alors été réalisées dans le secteur qui permettaient de retrouver d'autres membres du cadavre. Identifié grâce à son ADN, l'homme âgé de 63 ans, sortait de prison de Montmédy (55) il était connu des services de Police pour des trafics de stupéfiants. L'enquête s'est resserrée rapidement sur l'environnement proche du sexagénaire et plus précisément sur sa concubine. Placée en garde à vue, cette dernière âgée de 46 ans a reconnu les faits devant les enquêteurs, compagne du défunt elle était domiciliée avec ce dernier à 300 mètres de la forêt où des morceaux du corps ont été retrouvés.

Démembré post-mortem

Les faits se seraient déroulés peu avant le 14 juillet 2012 selon les déclarations des suspects a rapporté Alain Couic, le directeur du SRPJ de Nancy, une date qui est confirmée par les résultats de l'autopsie. Ce jour de juillet, une dispute se serait produite dans la cuisine entre le sexagénaire et sa concubine, celle-ci lui aurait alors asséné plusieurs coups de couteaux mortels dans le dos. Visiblement, le corps serait demeuré dans le logement plusieurs jours avant qu'il ne soit démembré par la principale suspecte et un ami proche de cette dernière qui aurait fourni le matériel notamment une scie électrique. Les deux suspects auraient pris soin de masquer tout signe d'identification dans la découpe, en utilisant également de l'acide chlorhydrique pour hâter la décomposition du corps. À la tombée de la nuit, certains morceaux du corps auraient été enterrés à faible profondeur dans la forêt de Villerupt, en bordure de la Côte du Lock, près de la rue de la Paix. Les enquêteurs découvriront d'ailleurs sur les lieux de la découverte macabre une sorte de sépulture réalisée avec quelques cailloux.

Au cours de ses auditions, la principale suspecte défavorablement connue des services de police tout comme son défunt concubin pour des infractions liées à des stupéfiants (héroïne) a fait état de violences réitérées et de menaces de mort de son ancien concubin avec qui elle menait une relation complexe et tumultueuse sur fond de stupéfiant et d'alcoolisme. Écrouée à Nancy, jeudi, la quadragénaire devra répondre des chefs d'accusation de meurtre et de la même façon que son principal complice de « modification de scène de crime et atteinte à l’intégrité d’un cadavre ». 

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Dernière modification le vendredi, 22 mars 2013 09:06