Saisie importante de drogue à Nancy : un coup dur porté au trafic

En compagnie d'Alain Couic, directeur du SRPJ de Nancy et de Benoît Pascal, chef d'échelon de la direction des opérations douanières de Metz, David Touvet, procureur adjoint du JIRS de Nancy a donné une conférence de presse vendredi en milieu d'après-midi suite à la découverte mercredi de grosses quantités de drogue dans un appartement de Villers-lès-Nancy.

TGI.drogue.jirs

L'information avait déjà été divulguée en partie, mais David Touvet a tenu à organiser une conférence de presse vendredi en milieu d'après-midi au tribunal de Grande Instance de Nancy " afin de préciser, confirmer et parfois corriger certaines informations rendues publiques". Les faits ont débuté mardi soir quand les douanes procédaient à l'interpellation dans le calme d'un individu trouvé porteur de 106 grammes de cocaïne et placé dans la foulée en rétention douanière. Le lendemain à 06 h du matin, une perquisition était effectuée dans un appartement à Villers-lès-Nancy dont l'individu possédait les clés "il s'était manifestement rendu la veille dans ce logement, raison pour laquelle cette perquisition était effectuée" précise le procureur. Les services des douanes allaient alors retrouver " 43 kg d'héroïne, 2,450 kg de cocaïne, 12 kg de cannabis, plus de 150 000 € en espèce très majoritairement en petites coupures, six balances de précision, un carnet de comptabilité, un fusil d'assaut kalachnikov, quatre chargeurs correspondant à cette arme de guerre et de très nombreuses minutions". Selon David Touvet " la valeur à la revente des seuls stupéfiants saisis atteint au moins le million d'euros", cette découverte d'ampleur considérable a provoqué la saisine du parquet de la JIRS de Nancy alors que l'enquête a été confiée au SRPJ de Nancy, l'individu interpellé ayant été placé en garde à vue à l'hôtel de police du boulevard Lobau à Nancy, une mesure qui en matière de stupéfiants pourra durer 96 heures maximum soit jusqu'à samedi soir. À partit d'un renseignement, les douaniers effectuaient depuis quelques semaines une surveillance de l'appartement de Villers-lès-Nancy.  

Appartement loué sous une fausse identité

La personne interpellée est âgée de 24 ans et demeure à Laxou, de nationalité française il est actuellement sans profession, il est seulement connu des services de police pour des infractions de nature routière. Le procureur adjoint a déclaré que cette saisie était la plus importante effectuée à Nancy et certainement en Lorraine depuis deux ans, car comme le rappelait ici-c-nancy.fr jeudi, une saisie de 90 kg d'héroïne avait eu lieu en février 2010 dans un garage de l’avenue de Strasbourg. Selon le magistrat, cette affaire est particulière par le fait " que l'on retrouve trois types de produits stupéfiants dans des quantités très significatives " permettant de constater que le réseau d'approvisionnement de la drogue est le même selon qu'il s'agit de drogue dure ou de cannabis. La découverte d'une arme de guerre permet également de comprendre que " l'on avait affaire à des personnes prêtes à tout pour assurer la sécurité du trafic ou d'impressionner les concurrents " précise David Touvet qui a révélé également que l'appartement dans lequel la prise a été effectuée était loué sous un faux nom ce qui démontre qu'il "s'agissait d'une planque, d'un entrepôt qui servait de base arrière " dans un quartier pas très habitué à la vente de ce genre de produits, ceci pour ne pas attirer l'attention. 

Saisie.drogue.icn
Selon David Touvet " la valeur à la revente des seuls stupéfiants saisis atteint au moins le million d'euros".photos douanes

Quantité équivalente à la consommation de 500 toxicomanes

Le procureur adjoint n'a pas hésité à parler "de groupe criminel organisé" auquel a été porté un coup très dur, les 43 kg correspondant à consommation mensuelle de 500 toxicomanes, mais l'objectif de la JIRS et du SRPJ de Nancy est maintenant de démanteler ce réseau et de ne pas se contenter de cette interpellation. Le Laxovien sera déféré demain devant le parquet de la JIRS et une information judiciaire sera ouverte pour trafic de stupéfiants et participation à une association de malfaiteurs alors qu'un mandat de dépôt sera requis à son encontre. Lors de ses premières auditions, le mis en cause a tenté de minimiser son rôle, mais selon les enquêteurs il est certain qu'il est lié à ce trafic, le fait notamment de posséder les clés de cet appartement où se trouvait de grosses quantités de drogues est un élément probant. Pour autant son rôle exact dans l'organisation criminelle sera à déterminer dans la suite de l'enquête. 

 

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