La photo du préfet de Meurthe-et-Moselle usurpée sur facebook

Nancy. Depuis le 9 février dernier, un internaute utilisait pour illustrer son profil facebook la photo du Préfet de Meurthe-et-Moselle depuis la Polynésie française. Le préfet a déposé plainte pour usurpation d'identité lundi après-midi.
usurpation
La photo de profil correspond à celle du préfèt de Meurthe-et-Moselle Raphael Bartolt

Les faits sont relatés par nos confrères de France 3 Lorraine sur leur site internet, alertés quelques heures plus tôt sur l'utilisation "à des fins d'escroquerie" de la photo de Raphaël Bartolt. Le nom de l'usurpateur est un dénommé Patrice Gane dont l'image de profil n'est autre que celle du préfet de Meurthe-et-Moselle et qui sur son compte Facebook crée le 4 février 2013 publiait parmi des images de liasses de billets de banque le message suivant  " Je suis un particulier de la Polynésie française et je dispose d'un fond de roulement me permettant de vous venir en aide à travers des prêts et crédits entre particuliers avec 3% de taux d’intérêt. Vous avez des dettes, des factures impayées ,Vous avez besoin de vous acheter une voiture, votre propre maison,ou besoin d'argent pour financer un projet, ou vous mettre à votre propre compte  mais les banques rejettent toutes vos demandes d'octroi de crédit. Veuillez bien vouloir me contacter par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.et en 72H vous serez satisfaits". Le cliché avait été pris lorsque Raphaël Bartolt était en poste en Dordogne, entre 2005 et 2007, par le photographe de la préfecture a révélé l'afp.

 

Une usurpation d'identité peu discrète qui touche un préfet particulièrement concerné par ce type de forfait, Raphaël Bartolt a été notamment directeur en 2009 de l´ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) et a travaillé en particulier à l'élaboration de la très sécurisée CNIE (Carte Nationale d´Identité Numérique). Rappelons que depuis le 14 mars 2011, la loi LOPPSI 2 intègre un nouveau délit d’usurpation d’identité applicable à ce cas et aux usurpations d’identités virtuelles en général. Le nouveau texte stipule que « le fait d’usurper l’identité d’un tiers (…) en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende ».

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