Laxou : un trafic de stupéfiants très lucratif démantelé

Le Raid lors d'un exercice au Zénith de Nancy- crédit photo ici-c-nancy.fr Le Raid lors d'un exercice au Zénith de Nancy- crédit photo ici-c-nancy.fr
​Les policiers de la sûreté départementale 54 appuyés par des équipes du RAID 54 et 67 ont mené une vaste opération pour démanteler un réseau de trafic de stupéfiants qui rayonnait à Laxou rue de la Mortagne dans le quartier de Champ le Boeuf. Huit personnes suspectées d’avoir pris part au trafic de stupéfiants ont été interpellées. 

Les nombreuses allées et venues des consommateurs venus s’approvisionner dans une tour d'immeuble de la rue de la Mortagne à Laxou avaient permis de lancer les investigations au mois d'avril 2022. Au terme d'une dizaine de mois de surveillance et de persévérance de la part des policiers, une vaste opération de police judiciaire mobilisant une cinquantaine de personnels de forces de sécurité était conduite. Un coup de filet de la sûreté départementale, mené mardi 10 janvier, aux alentours de 6 heures du matin qui s'est appuyé sur des équipes du RAID 54 et 67 et brigades cynophiles spécialisées dans la recherche de drogue et armes. 

Huit personnes suspectées d’avoir pris part, à différents degrés, à un trafic de stupéfiants, ont été placées en garde à vue. Sept hommes et une femme âgés de 18 ans à 20 ans et l'un âgé d'une trentaine d'années, tous défavorablement connus des services de police.

Une "TPE" de la drogue qui générait jusqu'à 150 000 euros de chiffre d'affaires par mois

Au cours des perquisitions, les policiers ont saisi, 9 600 euros, 700 grammes de résine de cannabis, 122g d'herbe, 220 g d’héroïne, 43 g de cocaïne, une arme de poing et six cartouches, a précisé une source policière. 

« Un réseau structuré au dispo bien huilé qui s'articulait autour de vendeurs et d'un standardiste, très physionomiste, qui occupait aussi la fonction de chouffe au pied de l'immeuble depuis un véhicule », a souligné cette même source policière, faisant état de 50 consommateurs par jour et un chiffre d’affaires selon les évaluations des enquêteurs qui atteignait les 150 000 euros par mois.  

À l’issue des huit gardes à vue, les quatre individus suspectés d'avoir exercé les fonctions de vendeurs et pour l'un de standardiste - guetteur, ont été présentés ce vendredi 13 janvier 2023, en vue d'une comparution préalable devant le tribunal judiciaire de Nancy. La jeune femme, présente dans un appartement qui servait de lieu pour confectionner des sachets de conditionnement, a été présentée en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) - défèrement