Dommartemont : accident avec un Manitou volé un peu plus tôt dans un collège, trois ados en garde à vue

Trois adolescents ont été interpellés à la suite du vol d'un engin de chantier au collège de Dommartemont. 

Le 13 novembre dernier, vers 3 h 45, un engin de chantier était volé dans un collège de la commune de Dommartemont, près de Nancy. Des faits qui n'impliquaient pas une équipe de malfaiteurs chevronnés, mais des adolescents. D'après les investigations, les mis en cause avaient escaladé la barrière pour s'introduire dans l'établissement scolaire pour mettre la main sur la clef d'un Manitou, stationné sur le parking. Aucun des adolescents présents ne sachant "ni le démarrer, ni le conduire" selon une source policière, le trio consultait les pages internet pour accéder à un tutoriel. L'un d'eux au volant, forçait le portail du collège pour quitter l'établissement. Des dégâts ultérieurement chiffrés à 4 700 euros.

Avec l'engin, ils se dirigeaient dans la rue pour perdre le contrôle au deuxième virage. A la vue d'un automobiliste arrêté, le trio se séparait. Deux des comparses prenaient la fuite, laissant sur place le conducteur seul, sérieusement blessé. Les policiers et les sapeurs-pompiers intervenaient, ce soir-là ,sur les lieux. Le conducteur blessé était transporté à l'hôpital central de Nancy où il était hospitalisé pendant deux jours. Il s'est vu délivrer six jours d'ITT

La poursuite des investigations a nécessité le placement en garde à vue, le 7 décembre, des trois jeunes mis en cause, interpellés à leurs domiciles respectifs à Saint Max. 

Placés en garde à vue, les Maxois ont reconnu les faits devant les policiers de l'Unité des Atteintes aux Biens (UAB). Le conducteur blessé âgé de 16 ans est poursuivi pour des faits de "vol aggravé, défaut de maîtrise, destruction de bien public, intrusion dans un établissement scolaire et conduite sans permis de conduire" et ses deux comparses âgés de 14 ans pour "complicité de vol, intrusion en réunion dans un établissement scolaire et non assistance à personne en danger". Remis en liberté, ils feront l'objet d'une prochaine présentation devant la justice dans le cadre d'une convocation par officier judiciaire (COPJ) le 8 février 2023.