Nancy : plus de 600 bonbonnes de protoxyde d'azote saisies dans un véhicule

Les policiers de Nancy ont saisi, mercredi 7 septembre, plusieurs centaines de bonbonnes de protoxyde d'azote à bord d'un véhicule.

Détourné de ses usages comme l'aide à la fabrication de denrées dédiées à l'alimentation humaine, la médecine ou l'industrie, le protoxyde d'azote s'invite dans les soirées festives comme « gaz hilarant » ou « proto ». Un phénomène qui inquiète les professionnels de santé en raison de la gravité des complications observées. Pour faire face au fléau, la Ville de Nancy a d'ailleurs lancé en ce mois de septembre une campagne de sensibilisation auprès des jeunes de 12 à 24 ans.  

Mercredi, le contrôle d'un véhicule par un équipage de policiers nancéiens a permis de saisir une très importante cargaison de protoxyde d'azote. Plus précisément 111 cartons contenant chacun 6 bonbonnes.

Si du point de vue de la loi, une personne transportant une bonbonne d'azote en vue de travaux culinaires n'est pas inquiétée. « Compte tenu de la multiplication des usages détournés qui présentent un danger certain pour la santé publique, la vente aux mineurs est devenue depuis le 1er juin 2021 un délit puni de 3750 euros d'amende ; de même la provocation d'un mineur à en faire un usage détourné est également réprimée par une peine d'amende de 3750 euros. De plus, la vente clandestine de ce produit (à des adultes ou des mineurs) est réprimée puisqu'il s'agit d'une activité par nature non déclarée », souligne la parquet de Nancy. 

Les deux individus originaires de la région parisienne n'ont pas été placés en garde à vue, mais font l'objet d'une procédure du chef de « travail dissimulé » compte tenu de la quantité importante de la cargaison mettant en relief une suspicion d'activité de commerce non déclarée.

« La procédure va donc être transmise en région parisienne dont les deux occupants du véhicule sont originaires pour cerner les contours de cette activité de commerce illicite. Le produit de ce travail clandestin, à savoir le protoxyde d'azote, a été saisi et sera détruit compte tenu du risque représenté par son stockage », nous a indiqué vendredi soir François Pérain, procureur de la République de Nancy.