Vandoeuvre-lès-Nancy : il simule son enlèvement pour une virée à Paris

Un homme de 24 ans qui avait affirmé à sa compagne être victime d'un enlèvement à Vandoeuvre-lès-Nancy, a finalement été interpellé et placé en garde à vue. 


Le 23 février, la police était alertée d'un enlèvement sur le secteur de Vandoeuvre-lès-Nancy par une femme affolée. Cette dernière, expliquait avoir reçu une série de SMS et MMS émanant d'un numéro inconnu et même du téléphone de son compagnon, l'avertissant que ce dernier avait été kidnappé et placé dans un coffre de voiture et qu'elle ne le reverrait pas pendant une semaine. Face aux enquêteurs, elle soulignait l'absence de demande de rançon, mais également avoir reçu des messages offensants à son intention. Une enquête était aussitôt diligentée par les policiers de l'Unité des Atteintes aux Biens en coordination avec des policiers du Val-de-Marne (94) et de Paris (75), en vue d'éclaircir toutes les circonstances de ces faits.

Des investigations qui allaient rapidement mettre en lien des éléments "troublants" et des "zones d'ombre" qui allaient intriguer les enquêteurs, affirme une source policière. 

C'est finalement l'exploitation des images d'une caméra de vidéoprotection émanant de la gare de Nancy qui allaient permettre la manifestation de la vérité et dans le même temps de mettre un terme aux recherches de disparition. Sur les bandes vidéo, l'individu, sain et sauf, était filmé, muni d'une valise, prêt à prendre le train vers Paris.

Une excursion de quelques jours à Paris

Interpellé et placé en garde à vue dès son retour de Paris, l'homme a admis avoir menti, expliquant son stratagème pour duper ses proches. Il avait ainsi acquis un second téléphone portable et mis en scène son enlèvement par des photos le montrant entravé au sol. Un canular de mauvais goût pour lequel l'affabulateur a déjà été présenté le 4 mars pour être jugé en "CRPC déferrement" pour "fausses informations provoquant inutilement l'intervention des secours" et "messages malveillants".

Il devra répondre à une nouvelle convocation le 29 mars prochain en vue de la mise en application d'une condamnation de six mois d'emprisonnement par la mise en place d'un bracelet électronique. 

Des propos chimériques qui ont en outre également abouti sur d'autres conséquences personnelles et professionnelles bien réelles. Suite à ces faits, l'homme aurait été quitté aussitôt par sa compagne et perdu son emploi de livreur.