De retour de Marseille avec des stups, le dealer contrôlé par les douaniers

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Un contrôle douanier sur l'aire de Loisy d'un autobus qui assurait la liaison Marseille à Sarrebruck, a permis d'interpeller un individu qui transportait de la drogue.  

Un aller-retour dans le sud pour acheter des stupéfiants et repartir vers la Lorraine. Pour aller chercher de la marchandise, le mis en cause n'a pas choisi la méthode "go fast", mais a plutôt réservé son voyage de retour sur une ligne Flix-bus. Une démarche aussi culottée qu'audacieuse. Sur le chemin qui le rapprochait de sa destination finale sur l'A31, l'autobus qui assurait la liaison Marseille à Sarrebruck a fait une halte sur l'aire de Loisy au cours de laquelle les agents des douanes ont procédé à un contrôle qui a permis de découvrir dans les affaires d'un voyageur : "440g de résine de cannabis , 4 g de résine, 130 euros et un téléphone", selon la police.  

Le mis en cause âgé d'une vingtaine d'années, domicilié dans un petit village mosellan, a été conduit à l'hôtel de police de Nancy pour s'expliquer.  Placé en garde à vue, il a été entendu par les enquêteurs de la brigade des stupéfiants et a reconnu s'adonner à un trafic de stupéfiants sur Dieuze (Moselle) depuis un mois, initié par l'une de ses connaissances qui avait, quant à elle débuté un an auparavant. Cet autre protagoniste désigné comme le commanditaire a été interpellé chez sa compagne. Une perquisition dans son logement a permis la découverte de 280 euros et 20 g de résine de cannabis. Il aurait sollicité le dealer pour rechercher cette marchandise marseillaise pour un peu plus d'un millier d'euros.

L'acheteur des produits stupéfiants, sous contrôle judiciaire avait pourtant l'interdiction de se rendre dans la cité phocéenne et devait être placé prochainement sous bracelet électronique, indique une source policière. 

Les mis en cause présumés ont été présentés mercredi après-midi devant le tribunal judiciaire de Nancy. Ils ont été condamnés à 15 mois de prison dont 6 mois avec sursis pour le dealer et douze mois avec sursis pour le commanditaire présumé qui était toutefois peu connu des services de police.