Stups : exaspéré par la police dans son quartier, le trafiquant délocalise à Essey-lès-Nancy

Une opération de police à Essey-lès-Nancy / Photo d'archives crédit ici-c-nancy.fr Une opération de police à Essey-lès-Nancy / Photo d'archives crédit ici-c-nancy.fr
Un trafic de stupéfiants a été démantelé le 25 janvier 2022 dans le quartier Kleber à Essey-lès-Nancy. Une quarantaine de grammes de cocaïne, 20 grammes de résine de cannabis, mais aussi plus d'un kilo d'héroïne et 1200 euros en espèces ont été saisis lors de la perquisition. Le trafiquant, gêné par la présence policière, avait délocalisé quelques mois plus tôt son trafic de Laxou Provinces.

En matière de lutte contre les stupéfiants, les actions portées sur le terrain par les forces de police ne faiblissent pas pour faire cesser les trafics. Une présence et des interventions qui perturbent l'activité des trafiquants contraints à faire évoluer leur activité. C'est le cas à Laxou Provinces où un trafiquant, déjà interpellé, a tout bonnement décidé de délocaliser, coûte que coûte, son business à l'abri des regards (du moins le pensait-il) à l'autre extrémité de l'agglomération. Un trafic qui aurait perduré pendant près de six mois au sein du quartier Kleber situé sur la commune de Essey-lès-Nancy. 

Le démantèlement de ce trafic a été mené le mardi 25 janvier 2022. Lors de l'intervention policière, un premier dealer était appréhendé dans la rue en flagrant délit de deal. Le trafiquant, donneur d'ordre était, quant à lui, interpellé dans un appartement de ce quartier. La perquisition dans le logement permettait la saisie de : 44g de cocaïne; 20 g de résine de cannabis , 1,250 g d'héroïne et également 1200 euros en espèces. Enfin, un troisième individu était également appréhendé.  

Une "entreprise" ouverte sept jours sur sept

D'après les policiers de la brigade des stupéfiants de Nancy, le trafiquant pour assurer son activité à Essey-lès-Nancy n'avait pas pour autant déménager de son quartier à Laxou Provinces, mais effectuait tous les matins les trajets pour aller travailler. Une activité qu'il assurait aux côtés de ses bras droits, deux frères originaires de Essey-lès-Nancy, qui avaient adapté leur emploi du temps pour l'épauler. "Un frère faisait la semaine et l'autre le week-end", commente une source policière. D'après les investigations, une trentaine de clients venaient chaque jour s'approvisionner à cette adresse.

Placés en garde à vue à l'hôtel de police du boulevard Lobau, les trois mis en cause âgés d'une trentaine d'années ont été présentés lors d'une comparution immédiate, le 28 janvier, devant un magistrat. À l'issue, le donneur d'ordre a été incarcéré dans l'attente d'une audience devant le tribunal le 21 février 2022 tandis que les deux autres mis en cause ont été remis en liberté avec un placement sous contrôle judiciaire en attendant leur convocation en justice à la même date.