Grand Nancy : plusieurs années après un vol chez une mamie, son ADN "matche"

Grand Nancy. Une trentenaire a été extraite du centre pénitentiaire de Nancy Maxéville puis placée en garde à vue le 1er juillet après avoir abusé en 2018 de la confiance d'une septuagénaire chez qui elle s'était introduite pour voler. 

Les faits remontent au 12 septembre 2018 à Saint-Max. Ce jour-là et il y a presque trois ans, une grand-mère avait eu la surprise de faire face à une inconnue dans son propre logement. Cette dernière avait alors rassuré la victime, avec un argument des plus douteux, selon lequel elle s’était s’introduite chez elle « parce qu’elle avait soif ». Elle s’était d’ailleurs fait remettre, pour ce motif, un verre d’eau. Lorsque la victime s’était rendu compte qu’une seconde personne était présente dans son logement, elle avait exigé qu’elles quittent aussitôt les lieux. Entre temps, un larcin s’était déjà produit et 65 euros avaient été dérobés dans le sac à main de la victime. 

Appelée sur les lieux, la police technique et scientifique avait procédé aux relevés habituels et effectué des prélèvements notamment sur le verre permettant de livrer deux ADN inconnus qui avaient été archivés.

Impliquée dans un autre vol par ruse

L’épilogue n’intervenait que bien plus tard. L’empreinte génétique d’une des deux suspectes était à nouveau enregistré dans un autre vol par ruse et « matchait » avec la première affaire. Cette fois-ci, la suspecte avait été appréhendée et placée en détention au centre pénitentiaire de Nancy Maxéville. 

La femme de 36 ans confondue par son ADN a donc été extraite de sa cellule et placée en garde à vue au commissariat de Nancy pour être entendue par l’Unité des Atteintes aux Biens, face à qui elle reconnaissait les faits.

La femme a été réintégrée dans sa cellule avec une convocation devant la justice le 1er mars 2022 pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) doublée d’une convocation par officier de police judiciaire (COPJ).