Saint-Max : en instance de séparation, il rase le crâne de la mère de ses enfants

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Violences conjugales. Le père de famille a été placé sous contrôle judiciaire et a été déchu de ses droits parentaux en attente d'un prochain jugement en octobre prochain. 

C'est une véritable humiliation qu'a subit une mère de famille de Saint-Max, la semaine dernière. Les faits se sont produits jeudi 27 mai vers 1h du matin, a-t-on appris de source policière. Ce soir-là, une personne dans la rue attire l'attention d'un groupe de jeunes qui donne l'alerte aux forces de police. Une patrouille est dépêchée, la jeune femme explique être en instance de séparation et être poursuivie par son compagnon qui n'accepte pas la situation. Ce dernier, arrive sur les lieux avec l'un des enfants dans les bras âgé d'un an et demi. Face aux gardiens de la paix, il tempère les faits comme son ex-compagne. Le différend se calme et la police se retire.

Quelques heures plus tard et en matinée, les policiers décident vers 9h de reprendre contact avec le couple. La jeune femme aux cheveux rasés à blanc explique avoir été giflée et menacée par son ex-compagnon "d'être frappée toute la nuit ou bien de se voir raser la tête", indique une source policière. Une demande sous la contrainte à laquelle la malheureuse s'était exécutée. Des déclarations qui aboutissaient aussitôt à l'interpellation et la mise en garde à vue de l'ex compagnon à l'hôtel de police de Nancy.

La jeune femme de 26 ans présentée à l'unité médico-judiciaire (UMJ) s'est vue délivrer quatre jours d'Incapacité Totale de Travail (ITT). Le mis en cause de 29 ans qui a minimisé les faits reconnaissant une gifle, a été présenté samedi devant le tribunal judiciaire de Nancy et a reçu une convocation par procès-verbal (CPPV) en attente d'une prochaine comparution fixée en octobre 2021.

Dans l'attente de cette prochaine audience devant un magistrat, le père de famille a été placé sous contrôle judiciaire avec l'interdiction d'approcher son ex-compagne, il a également été déchu temporairement de ses droits parentaux sur ses deux jeunes enfants.