Jarville : non-respect du couvre-feu pour la 4e fois... Il finit en garde-à-vue

Carton rouge pour un jarvillois de 18 ans. Contrôlé par les forces de police à la quatrième reprise pour non-respect du couvre-feu, le jeune homme a fini sa nuit en garde à vue à l’hôtel de police de Nancy.  Il a été condamné cet après-midi à une peine de deux mois d’emprisonnement avec sursis. 

Depuis le 2 janvier 2021 en raison de l’état sanitaire en Meurthe-et-Moselle, le département a été placé sous couvre-feu afin d’interdire tout déplacement de 18 h à 6 h du matin (sauf motif dérogatoire). Une situation dans l’ensemble bien respectée par les habitants du Grand Nancy à quelques exceptions près. 

Mardi 19 janvier vers 23 h 45, un équipage de la BAC en patrouille décidait de contrôler un véhicule avec trois personnes à bord sur la commune de Jarville-la-Malgrange. Un équipage de section de roulement était appelé en renfort. À proximité, deux piétons prenaient la fuite en direction des immeubles sans que les policiers ne puissent les rattraper. Lors du contrôle de police du conducteur et des passagers du véhicule, il s’avérait qu’aucun individu ne disposait de raison valable pour circuler lors du couvre-feu. Deux se voyaient donc verbaliser d’une amende de 135 euros pour non-respect du couvre-feu. Quant au troisième, déjà verbalisé à trois reprises pour les mêmes faits, il se voyait conduire directement au commissariat central pour y être placé en garde à vue. Le non-respect du couvre-feu à plus de trois reprises dans un délai d’un mois ne constituant plus une infraction, mais un délit. 

Âgé de 18 ans et domicilié à Jarville, le jeune homme connu des services de police était présenté devant un magistrat en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) ce mercredi après-midi. Comme prévu dans la loi et selon les règles édictées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire en cas de récidive le mis en cause encourait jusqu'à six mois d’emprisonnement et 3750 euros d’amende.

Il a été condamné cet après-midi à une peine de deux mois d’emprisonnement avec sursis, informe le procureur de la République .