Tirs de mortier à Toul sur la police : "un drame évité de justesse"

Photo d'illustration / DGPN Photo d'illustration / DGPN
Faits divers. Dans la nuit de samedi 14 novembre à Toul vers 22h30, les policiers ont été la cible de plusieurs tirs de mortier...

De nouveaux incidents ont émaillé la nuit de samedi 14 novembre dans la ville de Toul à l'ouest de Nancy, rapporte ce soir le syndicat Unité SGP FO 54. Les faits se sont produits aux alentours de 22 h 30, ce soir-là et en pleine période de confinement, une vingtaine d’individus regroupés dans le quartier de la Croix de Metz ont lancé des feux d’artifice au moyen de mortier. 

Pour faire cesser ces troubles, un équipage était aussitôt engagé. Mais, « l'unique patrouille de police » disponible sur la circonscription devait faire face « au surnombre des délinquants ». Une situation compliquée pour les policiers qui étaient visés par des tirs de mortier. Le calme n’a pu être rétabli que grâce à l’arrivée sur place de renforts de Nancy, souligne-t-on du côté de Unité SGP FO 54. Si aucun blessé n’est à déplorer, un véhicule de Police a toutefois été endommagé.

Guillemets
Les policiers de Toul ont frôlé un drame
Unité SGP FO 54
 

Dans un communiqué le syndicat majoritaire des policiers a exprimé son agacement de devoir dénoncer « à nouveau de tels faits qui mettent en lumière le sentiment d’impunité prégnant dans certains quartiers d’une part et le manque criant d’effectifs pour faire face à ses violences urbaines d’autre part ». Pour le syndicat, « les policiers de Toul ont frôlé un drame de justesse ». 

Des incidents qui s'inscrivent avec une certaine récurrence ces dernières semaines dans le département notamment en Meurthe-et-Moselle à Vandœuvre-lès-Nancy dans le quartier du Vand'Est, mais aussi à Nancy dans le quartier du Haut du Lièvre ou encore dans le Pays Haut à Longwy où les tirs de mortier d'artifice sont régulièrement constatés. 

L’usage des mortiers d’artifice, engins pyrotechniques utilisés par les professionnels, est régulièrement détourné par des délinquants pour commettre des violences urbaines qui les utilisent comme « des armes par destination ». A tel point qu'ils pourraient être prochainement interdits à la vente au public sur internet. En réaction à l’attaque d’un commissariat à Champigny-sur-Marne en région parisienne, aux tirs de mortier par une quarantaine d'individus, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, avait d'ailleurs affirmé le 11 octobre dernier, sa volonté de durcir leur législation par le biais d’une proposition de loi sur la sécurité globale. « Ils peuvent blesser, ils peuvent tuer, et il faut aujourd’hui que nous arrêtions cette vente sur Internet, cette vente qui n’est pas destinée à des professionnels et que nous la pénalisions » avait insisté le ministre. La proposition de loi doit être débattue la semaine prochaine à l'Assemblée nationale.