Nuit de violences urbaines dans le Pays-Haut

De nouvelles échauffourées entre jeunes et forces de l’ordre ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche à Mont-Saint-Martin (Pays-Haut). Plusieurs voitures ont été incendiées. Aucun blessé n’est à déplorer. 

En ce premier week-end de reconfinement, des heurts ont éclaté dans la nuit de samedi 31 octobre. En soirée, la ZUP à Mont Saint-Martin dans le Pays-Haut a été le théâtre de violences urbaines en marge de la célébration des fêtes d’Halloween. Une nuit compliquée pour les forces de police qui a débuté aux alentours de 22 h avec l’incendie volontaire d’un premier véhicule sur le parking du centre commercial de Auchan à Mont-Saint-Martin.

Dépêchées sur les lieux, les forces de police ont à nouveau et très rapidement été alertées de l’incendie de trois autres véhicules dans le quartier situé à proximité de l'hypermarché. La situation s'envenimait avec des jets de pierre sur les sapeurs-pompiers puis sur des policiers qui se rapprochaient d’un véhicule renversé sur le toit. Les forces de l'ordre étaient également la cible de tirs de mortiers et des jets de fumigènes de la part d’une vingtaine d’individus vêtus de couleurs sombres. Les policiers ripostaient en faisant usage d’une grenade à main et de deux tirs de LBD.  

Des scènes de guérilla urbaine qui ont empêché les sapeurs pompiers d'intervenir sur les véhicules en feu qui finiront par s'éteindre sans l'intervention des soldats du feu. 

Des policiers venus de Nancy en renfort 

Ces violences ont entraîné la venue en urgence de plusieurs renforts du département. Le bilan nocturne fait état de quatre véhicules brûlés à Mont-Saint-Martin. Les incidents n’ont fait aucun blessé. 

Dans un communiqué publié dimanche, le syndicat SGP FO 54 s’inquiète « d’un déchainement de violences urbaines » et dénonce des faits inadmissibles ». Tout en déplorant le manque d’effectifs et le recours à des renforts pour rétablir l’ordre et la sécurité « le manque d’effectif de la circonscription Longwy/Villerupt est tel que la Police Nationale n’est plus en mesure de faire appliquer les lois de la République dans certaines zones du territoire ».

« Cette situation extrêmement grave a nécessité l’envoi de renforts des unités d’appui de Nancy (BAC, GSP et Canine), d’un équipage de police secours de Briey ainsi que le rappel d’un fonctionnaire en repos pour constituer une patrouille supplémentaire.Même si ces renforts ont été nécessaires et ont permis le rééquilibrage du rapport de force afin de rétablir l’ordre et la sécurité, pour Unité SGP Police FO 54 cette solution n’est pas acceptable. En effet, il est absolument aberrant de priver des circonscriptions de leurs effectifs de Police afin d’assurer la sécurité d’une autre circonscription au détriment de celle de la leur. », dénonce le syndicat.

Tout en rappelant, « s’il en est besoin, que ces effectifs déjà amoindris ont à leur charge la vigilance contre les actes terroristes, de veiller au respect des mesures sanitaires, d’assurer la sécurité de leurs concitoyens pour ne pas à avoir en plus à intervenir pour lutter contre les violences urbaines dans les autres circonscriptions. Les policiers Meurthe et Mosellans ne peuvent pas être au four et au moulin ! »