Grand Nancy : humiliations, claques, menaces, un homme arrêté pour violences conjugales

Vendredi 16 octobre, un homme de 49 ans a été déféré au parquet de Nancy dans le cadre d’une affaire de violences, menaces, humiliations et harcèlement sur son ex-compagne.

La liste retenue des chefs d’accusation illustre la triste situation d’une femme restée de nombreuses années sous l’emprise de son ancien mari. Parmi les poursuites engagées à l' encontre de ce dernier : « Violences habituelles sur conjoint n’entrainant pas plus de 8j d'ITT, 4j d’ITT pour violences psychologiques, menaces, appels malveillants, détention d'arme de catégorie B1, violation de domicile, acte d’intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte ou à se rétracter », détaille une source policière.

Mercredi 14 octobre, l’homme âgé de 49 ans a été interpellé à son domicile. Il est mis en cause dans des violences conjugales à l’encontre de son ancienne compagne d'un an son aînée.

Les faits de violences auraient débuté à l’aube de l’année 2007, mais auraient perduré pendant des années. En 2009, la victime dépose une première plainte, mais la retire à la suite d’une conciliation. En 2015, en vacances en Espagne avec son mari, il la frappe publiquement pour un différend. À cette époque-là, les faits sont aussitôt dénoncés par plusieurs témoins. La police espagnole, sensibilisée depuis des années à la violence conjugale, interpelle l’individu et le place en garde à vue. Mais, de peur de voir son compagnon bloqué en Espagne, aucune plainte n’est déposée par la victime. 

Menacée de mort

Le couple se sépare finalement en 2019 pour disposer d’un logement respectif, mais reste marié. Malheureusement, les violences conjugales se poursuivent avec la lente destruction d’une femme meurtrie. Aux appels malveillants et aux claques, s’ensuivent d’autres agissements physiques et psychologiques. 

Le 7 octobre 2020, la quinquagénaire dépose plainte, elle est longuement entendue par la Brigade des atteintes aux Personnes (BAP) de Nancy. Elle révèle aux enquêteurs avoir été suivie à l’extérieur comme lorsqu’elle fait ses courses, avoir été victime d’une violation de domicile à Laxou par son ex qui était parvenu à s’introduire chez elle et d'avoir été menacée de mort. L’ex-compagnon est placé en garde à vue. Devant les policiers, il reconnait les faits, mais les minimise. Ce dernier a fait l’objet d’une CPPV (convocation par procès verbal) devant le tribunal correctionnel vendredi 16 octobre. Il a été placé sous contrôle judiciaire. 

« Il est primordial de parler », indiquent les forces de police qui appellent sur son compte Twitter « A ne rien laisser passer » . Si la situation semble dangereuse, les autorités recommandent d’appeler le « 17 » ou de se tourner vers le « 3919 », un numéro lancé le gouvernement, pour venir en aide aux femmes battues.