Grand Nancy : il vendait à "prix cassé" des vélos volés

Photo d'archives - ICN.fr Photo d'archives - ICN.fr
Faits divers. C'est en remettant en vente un vélo acheté à bas prix sur le site marchand Leboncoin, qu'un particulier a été contacté par le véritable propriétaire. Placé en garde à vue, un quadragénaire a reconnu les faits, il s'était spécialisé depuis quelques mois dans cette activité illégale... 

Deux cents euros le vélo au lieu de 2000 €, prix constaté en magasin, une offre imbattable pour vendre le plus rapidement possible. L’annonce diffusée sur le site Leboncoin.fr attirait un potentiel acquéreur flairant la bonne affaire. Ce dernier se rendait au rendez-vous pour acquérir le bien. Avant, de le revendre à son tour dans l’espoir d’y gagner quelques deniers. 

Seulement, entre temps, le véritable propriétaire du vélo, qui s’était fait délester un peu plus tôt, avait reconnu son bien et averti la police. Mis hors de cause, l’acquéreur du vélo volé pouvait aiguiller les enquêteurs sur le vendeur. 

Plusieurs vélos dérobés dans le Grand Nancy

Au terme des investigations de la brigade des atteintes aux biens (BAB), c’était un homme âgé d’une quarantaine d’années originaire de Laneuveville-devant-Nancy qui était identifié. Convoqué lundi matin au commissariat central de Nancy, ce dernier, un quadragénaire, connu de la justice pour des faits de cambriolages, a reconnu être l’auteur du vol de vélo ainsi que de six autres. Des vélos qu’il admet avoir dérobés, entre mai et août, dans plusieurs communes de l’agglomération nancéienne (Laneuveville-devant-Nancy, Laxou, Villers-lès-Nancy, Nancy, Heillecourt et Jarville-la-Magrange) dans des halls ou des caves d’immeuble. Mais, selon les enquêteurs, il pourrait être impliqué dans une dizaine de vols. 

Sur le plan pénal, l’homme fait l’objet d’une convocation par officier de police judiciaire et comparaîtra le 22 janvier 2021.

La police nancéienne rappelle, ce mardi 6 octobre, la nécessité d'être particulièrement vigilant sur les sites de petites annonces, sur la cohérence du prix du bien vendu et de ne pas hésiter à appuyer sa transaction d'une facture d’achat. Pour rappel, en France la personne coupable de recel et qui a donc conscience de l'origine frauduleuse risque les mêmes peines que le voleur, il est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende.