Nancy : il percute un véhicule de police pour se soustraire au contrôle, un policier blessé, un mineur interpellé

Faits divers. Mardi 29 septembre, des policiers nancéiens ont tenté de rattraper le conducteur d'une voiture, qui s'était soustrait à un contrôle. Bilan, quatre véhicules accidentés dont deux appartenant à la police et un policier blessé souffrant d'une entorse "sérieuse". Le principal mis en cause est un mineur. 

Les faits se sont déroulés mardi 29 septembre sur la commune de Vandœuvre-lès-Nancy. Au cours de cet après-midi là, les policiers étaient confrontés à un véhicule de marque allemande circulant à « très vive allure ». Le conducteur était alors bloqué par le véhicule d’un équipage du GSP Nuit (Groupe de sécurité et de proximité). Mais, le chauffard déterminé à ne pas obtempérer aux injonctions effectuait une marche arrière pour se soustraire au contrôle. Bloqué par la circulation, le mis en cause enclenchait alors la marche avant et percutait le véhicule de police afin de prendre la fuite « sans aucun égard pour les fonctionnaires qui avaient mis pied à terre », relève le syndicat Unité SGP FO 54. Le véhicule achevait sa course quelques centaines de mètres plus loin après avoir heurté deux véhicules. Les occupants prenaient la fuite à pied et tentaient de se dissimuler dans l’enceinte du parc des expositions, secteur qui était quadrillé d’importants effectifs de police.

Finalement, c’est un effectif du GSP qui repérait l’un des auteurs et se lançait à sa poursuite. Dans cette course un policier chutait lourdement s'occasionnant une entorse. Le principal mis en cause, le conducteur était finalement interpellé quelques rues plus loin après avoir traversé la voie rapide. Il s'agit d’un mineur de 16 ans défavorablement connu des services de police. 

Des faits qui ont fait réagir le syndicat Unité SGP FO 54 qui affirme vouloir « tire (r) la sonnette d’alarme concernant l’explosion des faits de délinquance commis par des mineurs, souvent en situation de récidive » tout en regrettant « en l’état actuel des choses (que) la société n’est pas en mesure d’apporter une réponse adéquate à ce phénomène ».  Le syndicat demande « en urgence l’ouverture d’une réelle réflexion à l’échelle nationale sur les moyens à mettre en œuvre pour enrayer le fléau de la délinquance juvénile ».