VIDÉO. 250 manifestants dans les rues de Nancy pour dénoncer le racisme et les violences policières

La manifestation contre le racisme et les violences policières samedi 13 juin 2020 / photo ICN.fr La manifestation contre le racisme et les violences policières samedi 13 juin 2020 / photo ICN.fr
VIDÉO. De nombreux rassemblements ont eu lieu ce samedi en France à l'initiative du collectif Adama Traoré. Ils étaient près de 250 manifestants à défiler à Nancy contre le racisme et les violences policières.

Le collectif de soutien pour Adama Traoré, mort en juillet 2016 à la suite de son interpellation par des gendarmes en région parisienne, avait appelé partout en France à une « mobilisation populaire » ce samedi. À Nancy, 250 manifestants se sont rassemblés et ont défilé sous la pluie contre le racisme et les violences policières. 

Le cortège est parti de la Place Carnot aux alentours de 15 h pour s’élancer vers la Place de la Carrière. Sous l’Arc Héré, les manifestants ont entamé des chants « Police partout, justice nulle part » ou encore « Police raciste, état complice ». Ils ont fait face, pendant une dizaine de minutes, aux policiers positionnés qui leur bloquaient l’accès vers la Place Stanislas. Le cortège a ensuite remonté la rue Gustave Simon, rue d’Amerval, la rue Saint-Dizier puis la Place Charles III où les manifestants se sont agenouillés en mémoire des victimes de la police clamant « ZyedBounaThéo et Adama : On oublie pas, on pardonne pas ».  

Manif 130620

De leurs côtés, les policiers se sentent abandonnés par leur ministre Christophe Castaner. Le ministre de l’Intérieur avait déclaré le 8 juin en marge des rassemblements survenus après la mort de Georges Floyd aux États-Unis, son intransigeance aux forces de sécurité évoquant une « tolérance zéro » et une suspension «systématiquement envisagée» pour « chaque soupçon avéré d’actes ou de propos racistes » suscitant beaucoup de réactions dans les rangs des policiers. À Nancy comme dans de nombreuses communes, les fonctionnaires de police ont manifesté leur colère en se rassemblant jeudi soir pendant plusieurs minutes Place Stanislas où ils ont déposé symboliquement leurs menottes.