Incendie volontaire au centre de détention d'Écrouves

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Meurthe-et-Moselle. Trois détenus du centre de détention d'Écrouves ont mis le feu aux cellules du quartier disciplinaire. Le syndicat SLP-FO dénonce un climat hostile et une sécurité des personnels mise à rude épreuve.

Après avoir subi une première rébellion mardi 29 mai au sein du centre de détention d’Ecrouves, l’établissement pénitentiaire a essuyé dans la nuit quelques dégâts matériels consécutifs à un incendie volontaire. Pour mémoire, hier, plusieurs détenus s’étaient soulevés et avaient refusé de réintégrer leurs cellules, se perchant pour certains d’entre eux armés de pierre sur un préau. Les faits avaient nécessité l’intervention d’une unité ERIS (Equipe régionale d’intervention et de sécurité), chargée d’agir en cas de tension dans un établissement pénitentiaire.

Cette nuit, le centre de détention a encore subi les foudres de ces pensionnaires. « Mécontents de ne pas avoir réussi leur coup la veille dans la cour de promenade, nos deux protagonistes et un troisième ont mis le feu au QD pendant la nuit vers 1 h. De plus, le détenu D. aurait sans scrupule contacté les agents par interphone afin de les avertir qu’il encourageait vivement ses codétenus à mettre le feu », s’indigne le syndicat SLP-FO.

« Sans l’intervention des agents de nuit et du gradé, les conséquences auraient été bien pires », ajoute le communiqué. Les quatre détenus présents au quartier disciplinaire ont été remis dans leurs cellules d’affectation au régime contrôlé puisque suite à l’incendie les cellules du quartier disciplinaires sont pour l’heure inutilisables. 

Tract-Syndical