Varangéville : pour éviter la prison, elle manque de renverser en voiture le maire et un policier

Varangéville : pour éviter la prison, elle manque de renverser en voiture le maire et un policier photo d'illustration
Faits divers. Pour ne pas effectuer une peine de prison, une automobiliste d'une trentaine d'années, a refusé d'obtempérer à un contrôle de police...

Le 6 mars dernier, plusieurs policiers du Groupe judiciaire de Voie publique (GJVP) ont pour mission d’interpeller une femme de 37 ans faisant l’objet d’un mandat d’arrêt. Cette dernière impliquée dans une précédente affaire d’escroquerie doit exécuter une peine d'un an de prison. Localisée sur le secteur de Varangéville, commune où elle réside, les policiers planquent dans le secteur et la voit partir à bord de son véhicule. Profitant de la survenue d’un accident matériel sur la voie publique, ils demandent aux policiers du commissariat de Dombasle de l'intercepter, le temps qu’ils arrivent.

Le véhicule est intercepté, tout se passe bien, le moteur est arrêté. Les hommes du GJVP parviennent sur les lieux et se placent de chaque côté du véhicule. Ils demandent à l’automobiliste de descendre de son véhicule. Enfermée, l’intéressée fait fi des injonctions, redémarre le moteur et part en trombe. Une fuite dans laquelle un policier saute pour éviter d’être percuté, le maire de la commune, également sur place, évite aussi le véhicule de justesse, il est touché légèrement, mais n’est pas blessé. Un message sur les ondes est diffusé pour demander des renforts, le véhicule signalé en direction de Laneuveville-devant-Nancy, est pris en charge.

La femme parvient à se rendre au domicile de son père à Laneuveville, les portes sont closes. Le secteur est sensible, la famille fait partie d’une communauté de gens du voyage sédentarisés, la police attend du renfort. Pendant ce temps-là, la jeune femme parvient a filé par derrière en repartant avec un autre véhicule.

Finalement, le 20 mars, la mise en cause s’est rendue elle-même à l’hôtel de police de Nancy. Sa voiture placée en fourrière, elle n’avait plus de moyen de locomotion. Elle est placée au CP Maxéville en détention pour exécuter son mandat d’arrêt.

Elle a été extraite par les policiers de la brigade des violences urbaines et des véhicules ce jeudi pour l’affaire de violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique avec arme et violences sans ITT, défaut du permis de conduire et refus d’obtempérer aggravés par la mise en danger de la vie d’autrui. Elle reconnait pratiquement tous les faits.  À l’issue de sa garde à vue, elle s’est vue notifier une convocation en justice délivrée par un officier de police judiciaire (COPJ), pour le 13 avril prochain.