Nancy : une vingtaine de victimes de "la danse à Zizou"

Nancy. Deux voleurs présumés ont été interpellés et placés en garde à vue à l'hôtel de police de Nancy. Les mis en cause sont accusés de multiples vols de téléphones portables dans l'agglomération nancéienne à l'aide d'un mode opératoire quelque peu insolite...
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photo d'illustration

Non, il ne s’agissait pas de la danse de l’été, mais d’un mode opératoire plutôt inventif et insolite destiné à subtiliser des téléphones portables. « La danse à Zizou » a même donné du fil à retordre aux policiers nancéiens. Les faits se sont déroulés les week-ends entre le 5 août et la fin septembre, entre minuit et quatre heures du matin, un homme abordait des fêtards alcoolisés aux abords des bars et discothèques de la ville pour réaliser ce qu'ils appelaient « la danse à Zizou ». Le mis en cause invitait sa victime en posant une main sur son épaule puis lui faisait faire quelques pas de danse avant de la déséquilibrer en lui glissant une jambe entre les siennes. La victime se retrouvait sur un seul pied pour danser, l’occasion pour le mis en cause de lui subtiliser habilement son téléphone portable et le donner à un complice resté aux abords, nous précise une source policière. 

Le 12 août dernier, une victime alertait la police et une patrouille du Groupe de Sécurité de Proximité (GSP) parvenait à interpeller en flagrance un des auteurs présumés. Seulement, faute d’éléments et le portable restant introuvable, ce dernier était libéré. La Brigade des Violences Urbaines et des Véhicules (BVUV) enquêtait sur une vingtaine de plaintes mettant en avant le même scénario. L’enquête aboutissait avec l’interpellation le 4 octobre en fin d’après-midi d’un premier individu à Vandœuvre-lès-Nancy dans un squat puis de son complice le lendemain. Les deux mis en cause âgés de 24 et 31 ans, tous les deux SDF, ont nié les faits. Les téléphones portables n’ont pas été retrouvés. Ils ont été présentés vendredi face à un magistrat en vue d’une comparution immédiate lundi.